L’arrêté du 20 janvier 2026 élargit la liste des dispositifs médicaux que les orthophonistes peuvent prescrire. Cette évolution constitue une avancée importante pour notre autonomie professionnelle et pour la fluidité des parcours de soins des patient·es, en particulier en ORL, voix, neurologie, oncologie et déglutition.
1. Ce qui change concrètement
Jusqu’à présent, certains dispositifs ne pouvaient être que renouvelés par l’orthophoniste après prescription médicale.
Désormais, ils peuvent faire l’objet d’une prescription initiale par l’orthophoniste, sauf opposition explicite du médecin.
Sont notamment concernés :
🗣 Accessoires pour valve automatique “mains libres”
● Adaptateur
● Kit de réglage
● Kit de nettoyage
Dispositifs pour prothèse respiratoire
● Boîtier standard et boîtier obturateur
● Filtres, embases
● Pièges à sécrétions
● Adhésifs Dispositifs à usage unique pour prothèse respiratoire
● Cassettes
● Supports de cassette autoadhésifs
🦻 Accessoires pour implants cochléaires
➡ Désormais prescriptibles en prescription initiale (et plus seulement en renouvellement)
🆕 Ajout explicite du laryngophone dans la liste
2. Adaptation des dispositifs : un cadre renforcé
✅ Le texte confirme et sécurise la possibilité pour l’orthophoniste d’adapter le dispositif prescrit, en fonction :
● de l’évolution clinique
● du confort et de la tolérance du patient ou de la patiente
● des objectifs fonctionnels de la prise en charge
3. Pourquoi c’est une avancée ?
Ces nouvelles possibilités permettent de :
● Réduire les délais d’accès aux dispositifs essentiels
● Limiter les ruptures de soins, notamment dans les parcours complexes
● Éviter des consultations médicales redondantes
● Renforcer la reconnaissance de notre expertise clinique
● Améliorer la continuité et la qualité des soins pour les patients et patientes
4. Points de vigilance
● La prescription reste encadrée par une liste réglementaire précise
● Le médecin conserve un droit d’opposition explicite
