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La formation initiale des orthophonistes ne sera pas sacrifiée ! !

Encore une fois, l’unité et la mobilisation ont payé !

La formation initiale des orthophonistes ne sera pas sacrifiée !

 

La FNO et ses syndicats régionaux sont en alerte, depuis plusieurs mois, sur les projets d’expérimentation proposés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche quant à la création de licences “Santé” ou “Métiers du soins”, “Rééducation” … Ces expérimentations permettent en effet aux universités qui les mettent en œuvre de réorganiser complètement les cursus de formation des professions paramédicales et de créer des conditions d’admission dans ces filières différentes des conditions d’admission prévues dans les différents centres de formation universitaires en orthophonie.

Un objectif “louable” des universités : universitariser” les formations initiales des professions paramédicales qui ne seraient pas déjà intégrées à l’Université et leur donner un diplôme universitaire : la Licence, et mutualiser certains enseignements entre cursus paramédicaux pour une meilleure connaissance de nos métiers. Louable, certes, mais non adaptée, car pour l’Orthophonie, aucun bénéfice : notre formation est déjà universitaire et notre diplôme est délivré au-dessus de celui de la Licence, le Certificat de capacité en orthophonie étant au niveau du grade Master. Et dans la plupart des universités, les cours sont déjà mutualisés avec d’autres, des filières paramédicales bien sûr, mais aussi avec certains cours de sciences humaines (psychologie, linguistique…) et de médecine (santé publique, anatomie, physiologie…).

De plus, pour entrer dans le périmètre de ces expérimentations, les centres de formations auraient dû amputer les cursus de plusieurs heures d’enseignement spécifique et changer pour certains leurs conditions d’admission.

La FNO, ses syndicats régionaux et la Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie ont très vite obtenu des rendez-vous avec les présidents, les doyens et les directions des centres de formation des universités concernées, à Caen et Clermont-Ferrand, et l’an dernier à Toulouse. Nous avons pu exposer les craintes de la profession et des étudiant·es et notre opposition à tout démantèlement de notre maquette pédagogique.

En parallèle, la FNO a engagé des discussions constructives avec le cabinet du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche ainsi qu’avec le conseiller en charge de l’Enseignement Supérieur au ministère de la Santé. 

La coordination avec le Collège des Centres de formation universitaire en orthophonie a également porté ses fruits et notre position unitaire a permis aux ministères mais aussi aux représentant·es des universités de reconnaître la spécificité de la formation initiale des Orthophonistes. 

La FNO se réjouit, aux côtés des autres composantes de la profession, de la FNEO et du CCFUO, que l’Orthophonie sorte de ces expérimentations, inadaptées à notre cursus et pouvant remettre en cause l’avenir et l’évolution de notre profession. 

La FNO reste convaincue que seul le dialogue entre toutes les composantes de la profession et nos autorités de tutelle peut permettre les avancées souhaitées ! 

La FNO et ses représentant·es en région restent bien sûr mobilisé·es pour poursuivre les échanges avec les universités et les centres de formation pour continuer à mettre en œuvre une filière universitaire de qualité garantissant une formation d’excellence à nos futur·es pair·es.

La FNO mobilise pour l’accès aux soins en orthophonie

La Fédération nationale des orthophonistes (FNO) mobilise les citoyens
pour améliorer l’accès aux soins en orthophonie

 

Il n’est pas rare de devoir attendre plus d’un an pour obtenir un rendez-vous avec un·e orthophoniste ; les listes d’attente s’allongent…

Cette situation pose un problème de santé publique, avec un risque accru pour les publics fragiles.

Les orthophonistes sont également impacté·es ; ils et elles souffrent de ne plus pouvoir accueillir et accompagner aussi bien qu’ils le voudraient les interrogations et les besoins du public.

Pour remédier à cette situation, la FNO lance le 28 novembre une pétition et une série d’actions locales.

 

Face au silence du gouvernement : un appel à mobilisation générale !

Les délais d’attente traduisent un besoin d’orthophonie croissant au sein de la population, mais ils tiennent pour beaucoup de décisions politiques ; alors que le « virage ambulatoire » a dirigé un surcroit de patients vers les cabinets des professionnels libéraux, l’État n’a pas décidé de former plus de nouveaux professionnels, ce qui amplifie la pénurie ; parallèlement, il y a de moins en moins d’orthophonistes dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux, les salaires n’étant pas attractifs, sans lien avec le niveau de formation, de compétences et de responsabilités des orthophonistes.

Pour résoudre cette situation de tension, la FNO avait, en 2018, formulé 20 propositions adressées au ministère de la Santé, sans réponse malgré de nombreuses sollicitations.

 

28 novembre : agir malgré l’état d’urgence sanitaire

Le 28 mars dernier, une grande journée de mobilisation était prévue, avec des évènements partout en France. La crise sanitaire en a décidé autrement. Les cabinets libéraux sont restés fermés de longues semaines, mais la FNO a obtenu la téléorthophonie pour permettre la continuité des prises en charges orthophoniques.

Lors de ce second confinement, les cabinets pourront accueillir des patients moyennant le respect des mesures de sécurité sanitaire. Les orthophonistes savent que les retards de prise en charge impactent lourdement les rééducation de leurs patients.

 

Le 28 novembre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue. Il ne sera pas possible d’organiser des évènements de prévention, comme prévu. Mais les orthophonistes diffuseront des affiches et des vidéos, et une pétition pour obtenir une augmentation du nombre d’étudiant·es en orthophonie et la création de postes en établissements de santé et médico-sociaux, avec une rémunération et un statut en phase avec le niveau de diplôme (Bac+5).

 

Accès aux soins : Les orthophonistes développent des solutions concrètes

Pour accompagner les patients, les orthophonistes ont déjà mis en place des solutions :

  • allo-ortho est un site d’information qui fait le lien entre parents, aidants, patients et orthophonistes afin de favoriser la promotion de la santé. Chacun de ses articles permet de faire le point sur la nécessité d’une intervention orthophonique.
  • Depuis avril dernier, trois régions ont mis en place des plateformes de régulation des soins, qui permettent d’améliorer la pertinence des demandes de soins.
  • Un dépistage systématique des troubles du langage a été lancé dans 3 régions, en partenariat avec l’Assurance-maladie.

La FFPS s’oppose à la création d’une nouvelle profession intermédiaire

PPL RIST : Opposés à la création d’une nouvelle profession intermédiaire, les Libéraux de santé proposent un travail sur le périmètre des métiers actuels

Le Centre national des professionnels de santé (CNPS) et la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) s’inquiètent du contenu de la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, portée par plusieurs députés de la Majorité afin de mettre en œuvre les mesures décidées dans le cadre du Ségur de la Santé. Au rebours de simplifier et de créer de la confiance, ce texte ajoute de la confusion et nuit à la lisibilité d’une organisation des soins déjà considérablement complexifiée au fil des réformes successives.

Cette proposition de loi prévoit notamment la création d’une nouvelle profession de santé à mi‐chemin entre « le médecin diplômé d’un bac +10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3 ». C’est aller au‐delà des conclusions du Ségur de la Santé. En effet, il était prévu de lancer une mission de réflexion, associant les ordres professionnels avec l’ensemble des acteurs, sur la création d’une nouvelle profession médicale intermédiaire, en milieu hospitalier.

Le CNPS et la FFPS, ne comprennent pas cette soudaine précipitation, et ont du mal à cerner les contours de cette nouvelle profession alors qu’aucune étude d’impact, ni aucune concertation préalable, n’ont été conduites.

Les Libéraux de santé doutent de l’intérêt de la création de cette profession à marche forcée, et de son positionnement futur dans l’organisation des soins, alors même que débute seulement le déploiement des pratiques avancées que les conclusions du Ségur ambitionnaient justement d’accélérer. Pour ces raisons, le CNPS et la FFPS y sont très fermement opposés et réclament le retrait du premier article de la PPL Rist.

Plutôt que la création d’un nouveau métier qui ne trouverait pas sa place, le CNPS et la FFPS proposent de capitaliser sur les nouvelles logiques libérales d’organisations coordonnées des soins de proximité et d’engager un travail de fond sur les contours des différentes professions afin de construire un consensus sur des évolutions consenties, qui permettront d’accompagner les évolutions des besoins et des prises en charge en ville.

19 novembre : 1Bébé, 1Livre

Les orthophonistes luttent contre l’illettrisme
Journée nationale de prévention « 1Bébé, 1Livre » : Jeudi 19 novembre 2020

 

Depuis plus de dix ans, les orthophonistes organisent chaque année, une journée d’action pour lutter contre l’illettrisme. En France, 7% de la population âgée de 18 à 65 ans est concernée par l’illettrisme (chiffres de l’ANLCI). Quelles conséquences ? Échec scolaire, exclusion sociale, illectronisme… L’action « 1Bébé, 1Livre » consiste à informer les parents sur l’importance de parler à leur enfant et d’interagir avec lui dès la naissance.

 

Le langage, outil de socialisation et socle des apprentissages

Le langage est le moyen privilégié pour communiquer, apprendre et s’insérer dans la société. Dès la naissance, le bébé communique avec son entourage par des regards, des sourires, des bruits de bouche. Ces manifestations sont les prémices de l’installation du langage. Le bébé a besoin d’attention et d’interactions. Il va ainsi pouvoir développer ses capacités de communication, d’expression, de compréhension et quelques années plus tard, apprendre à lire et à écrire.

 

Le langage, facteur protecteur contre l’illettrisme

Des troubles du langage mal détectés ou non pris en charge par des professionnel·le·s de santé peuvent entraîner une exclusion du système scolaire, des difficultés d’intégration sociale, un illectronisme… C’est pourquoi, les orthophonistes militent pour la prévention des troubles du langage dès la naissance.

 

« 1Bébé, 1Livre », une action en partenariat avec les maternités

Malgré la situation de crise sanitaire actuelle qui rend difficile toute intervention présentielle dans les maternités, les orthophonistes tiennent à rappeler l’importance de cette action et seront présentes sur les réseaux sociaux.

L’action « 1Bébé, 1Livre » est labellisée par l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’iIllettrisme).

Tiers-payant intégral : communiqué de l’UNPS

Tiers-payant intégral : les professionnels de santé doivent être intégrés à la gouvernance

Les députés ont inséré, la semaine dernière, un article dans le PLFSS 2021 imposant le tiers-payant intégral sur le panier de soins 100 % santé ; un pas de plus vers la généralisation du tiers-payant intégral.

Conscients de la simplicité que constitue la délégation de paiement pour les patients, les professionnels de santé sont également attentifs aux populations pour lesquelles cette solution constitue une amélioration de l’accès aux soins. Pour l’UNPS, il reste cependant essentiel de maintenir une visibilité pour les patients sur le prix des actes et des prestations, tout comme il est indispensable d’associer les professionnels de santé libéraux, « chevilles ouvrières » du dispositif, à son pilotage, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

L’UNPS revendique la liberté de choix, par le professionnel de santé, du mode de règlement des actes dispensés, et estime que la solution appelée « tiers-payant » n’est qu’un moyen de paiement parmi d’autres. Le tiers-payant tient donc principalement aux garanties de paiement et à la commodité de gestion offertes aux professionnels de santé et ne doit en aucun cas devenir une obligation.

L’UNPS revendique la liberté de choix de son environnement de travail par le professionnel de santé en termes d’équipements, de prestataires de services et d’opérateurs. Il est donc exclu que les assureurs soient les donneurs d’ordre des prestataires informatiques dans le but de conduire les professionnels de santé à des méthodes de travail qui ne correspondent pas aux choix de leurs métiers.

L’UNPS rappelle son opposition au conventionnement individuel et aux réseaux de soins des assureurs. Elle considère que la délégation de paiement accordée par les Français aux assureurs santé obligatoires et complémentaires nécessite l’établissement d’un accord conventionnel national avec les professionnels de santé qu’elle représente.

Plusieurs axes doivent faire partie de cette négociation cadre tant pour l’AMO que pour l’AMC :

  • les principes d’identification des bénéficiaires
  • les principes et les normes d’obtention des droits à tiers payant
  • les principes et les flux de la facturation
  • les garanties de paiement
  • les délais de règlement
  • les indemnités financières de gestion
  • les garanties de confidentialité

L’UNPS est prête à préciser ces points clés dans un avenant à l’Accord Cadre Interprofessionnel (ACIP).

Quoiqu’il en soit, l’UNPS doit être associée à la gouvernance du dispositif visant à mettre en place le tiers-payant intégral sur le 100 % santé prévu pour 2022.

La FNO s’oppose à la proposition de loi de Stéphanie Rist

La FNO s’oppose à la proposition de loi de Madame la députée Rist

Suite au Ségur de la Santé, une proposition de loi visant à améliorer le système de santé portée par le groupe LREM a été déposée par la députée Madame Stéphanie Rist.

Cette proposition de loi propose la création d’une profession médicale intermédiaire afin de simplifier « les dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun·e ».

Ce projet de loi ne semble pas porter la simplification du système de soins mais ajouterait encore une strate à une hiérarchie déjà lourde des acteurs de santé. Aucune consultation préalable auprès des représentant·e·s des professionnel·le·s de santé n’a été menée préalablement, ce qui aurait peut-être permis de rappeler que, contrairement à ce qui apparaît dans la présentation de la loi, qu’il existe des professionnels de santé qui exercent avec un niveau de formation entre le niveau BAC+3 et BAC+10 !

Actuellement, les orthophonistes, spécialistes du langage, de la communication et des fonctions oromyofaciales, sont des professionnel·le·s à pratique avancée titulaires d’un grade Master, d’un bac + 5. Ils.elles exercent de façon autonome et responsable et apportent leur expertise dans de nombreux domaines auprès de l’ensemble des acteur·rice·s du parcours de soin.

Une fois encore la FNO regrette que cette proposition ne tienne pas compte du champ de compétences propre aux orthophonistes et que leur qualification et leur exercice professionnel·le·s ne soit pas reconnu à leur juste niveau.

C’est pourquoi la FNO demande le retrait de cette proposition de loi, en l’état.

Plus que la création d’une nouvelle profession, la FNO propose de réaffirmer les champs de compétences de chaque profession de santé, d’ouvrir l’accès direct aux soins dans certains cas et de faciliter l’accès aux soins en cas d’urgence.

L’Assurance-Maladie sous-paye ses salarié•es !

L’Assurance-Maladie sous-paye ses salarié·es !

 

A l’heure où la reconnaissance des soignant·es est au cœur des débats,

à l’heure où leur rémunération fait l’objet d’une concertation nationale avec le Ministère,

à l’heure où l’épuisement des professionnel·les, les difficultés de recrutement, le nombre de démissions et de postes vacants ne cessent de croître,

à l’heure où les salarié·es des établissements Ugecam se mobilisent pour se faire entendre,

la Direction Nationale du Groupe Ugecam fait le choix de baisser la rémunération des orthophonistes, ergothérapeutes et psychomotriciens exerçant dans les établissements sanitaires et médico-sociaux de l’assurance maladie !

Une nouvelle fois, la Fédération Nationale des Orthophonistes, l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes et la Fédération Française des Psychomotriciens dénoncent la nouvelle classification des métiers au sein des organismes de sécurité sociale qui ne tient pas compte du niveau réel d’études, de responsabilités, de qualification et d’autonomie de nos professions.

Elles dénoncent le manque d’équité de traitement entre les professions de santé et la baisse du salaire d’entrée à l’embauche.

Elles dénoncent la rigidité et l’absence de dialogue avec l’Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale (UCANSS) malgré de nombreuses interpellations.

La FNO, l’ANFE et la FFP exigent le reclassement des orthophonistes, ergothérapeutes et psychomotriciens dans l’emploi-repère de niveau F !

PLFSS : les libéraux oubliés

PLFSS 2021 : à quand la reconnaissance des professionnels de santé libéraux ?

Communiqué de presse de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) publié le 16 octobre 2020

Réunis en Assemblée Plénière le 15 octobre dernier, les membres de l’UNPS ont étudié les principales propositions du PLFSS pour 2021. Le constat est sans appel : les professionnels de santé libéraux sont les grands oubliés de ce projet de loi.

L’affichage du gouvernement d’une hausse de la rémunération des professionnels de santé libéraux à hauteur de 300 millions d’euros masque en réalité une économie bien plus importante imposée à certains d’entre eux, sans aucune restitution des 4,3 Milliards d’euros sous-exécutés par la ville en 2020. Les professionnels de santé libéraux méritent pourtant, au même titre que les professionnels exerçant à l’hôpital, une revalorisation significative de leurs revenus.

Au-delà des aspects purement financiers, l’UNPS regrette l’absence de mesure d’envergure pour améliorer les soins de ville sur le long terme. Le travail des professionnels de santé libéraux, trop longtemps négligé, notamment depuis le début de la crise sanitaire, doit pourtant être reconnu. Et par conséquent :

  • Les équipes ouvertes naturellement formées par les professionnels de santé autour du patient, capables d’apporter une réponse coordonnée de proximité, telles qu’elles existent à ce jour, doivent être encouragées ;
  • Elles doivent pouvoir, comme les autres structures d’exercice coordonné, bénéficier du fonds pour la modernisation et l’investissement en santé ;
  • La coordination existante entre les membres de ces équipes doit être rémunérée.

Enfin, parce que les soins de l’ensemble des professionnels de santé libéraux sont indispensables, y compris en période de crise sanitaire, la prise en charge à 100 % de tous les actes de télésoin et de téléexpertise doit être actée pour l’année 2021, comme c’est le cas pour la télémédecine.

15 octobre : communiqué de l’intersyndicale

Étudiant·es et orthophonistes mobilisé·es le 15 octobre

Communiqué de presse

Nous avons pris connaissance de l’appel à la mobilisation prévue le 15 octobre.

Force est de constater que le gouvernement ne répond pas à nos demandes, conditions indispensables pour faire face aux difficultés d’accès aux soins en orthophonie, qui sont déjà connues et défendues depuis trop longtemps :

Pénurie d’orthophonistes en particulier en salariat créant une inégalité de soins

Pénurie de lieux de stages pour les étudiant·es

Menace sur la pérennité des postes dans les hôpitaux en lien avec les décrets publiés le 11 juin et le 3 septembre permettant les licenciements, la multiplication des postes précaires alors que nous sommes en pleine épidémie !

Tout le monde connaît les conséquences de cette situation pour la qualité et la qualité des soins auprès des patients, de leur famille, les répercussions sur l’exercice libéral et la qualité de la formation clinique.

Pour toutes ces raisons les organisations CFTC, CGT, FNEO, FNO et FOF appellent l’ensemble des professionnel·les et des étudiant·es à se joindre aux initiatives locales et nationales le 15 octobre.

Nous rappelons nos demandes :

  • Création d’un corps des orthophonistes de la Fonction publique hospitalière
  • Une carrière linéaire avec une réelle évolution de salaire
  • Un nouveau bornage indiciaire de 490 à 1 067
  • Le dégel du point d’indice et l’attribution immédiate du Complément de Traitement Indiciaire (CTI – 183€) à toutes et tous les professionnel·les de santé (rappelons que notre puissante mobilisation du 16 juin a contraint le Gouvernement à octroyer ce CTI)
  • Matériel de protection gratuit (masques, gel…) pour tous les étudiant·es et les professionnel·les

L’UNPS demande des EPI pour les libéraux

L’UNPS demande des équipements de protection pour les professionnels de santé libéraux

C’était annoncé… c’est désormais acté : depuis le 5 octobre dernier, les officines ne peuvent plus distribuer de masques aux professionnels de santé libéraux.

En effet, depuis le début de la semaine, les pharmacies d’officine ne délivrent gratuitement des masques de protection issus de leurs propres stocks qu’aux seules personnes ci-après : personnes malades de la covid-19, personnes vulnérables et cas contacts. Les professionnels de santé ne sont pas concernés par cette distribution gratuite en officine et doivent désormais se procurer leurs masques par leurs propres moyens.

Pire…. En l’état actuel de la réglementation, les officines qui détiennent encore des masques issus du stock d’État ne peuvent pas non plus les distribuer aux professionnels.

L’UNPS déplore cette décision qui s’interprète, une fois de plus, comme un manque de considération des professionnels de santé libéraux.

Est-il besoin de rappeler que ces derniers sont toujours en première ligne pour lutter contre l’épidémie de Covid 19, que certains l’ont payé de leur vie et que d’autres ont des séquelles ? Il est hors de question que les soins s’arrêtent, une seconde fois, comme cela s’est produit au printemps dernier, avec des conséquences parfois dramatiques pour certains patients (arrêt des soins, interventions déprogrammées…).

Les erreurs commises pendant la première vague ne doivent pas se reproduire. Il est indispensable de garantir le fonctionnement optimal de l’ensemble des soins de ville, en cabinet comme à domicile, dans le respect des conditions de sécurité renforcées, tant pour les patients que pour les professionnels de santé.

Pour que cela soit possible, l’État doit soutenir tous les professionnels de santé et leurs salariés en leur permettant de bénéficier du reliquat du stock État de masques chirurgicaux et FFP2. De façon plus générale, il est indispensable que ceux-ci puissent disposer des équipements de protection individuels suivants, en nombre suffisant, à un coût acceptable, en prévenant tout risque de pénurie :

  • Masques
  • Gants
  • Blouses
  • Surblouses
  • Surchaussures
  • Gel hydroalcoolique
  • Et autres protections spécifiques (visières, casaques…)

Le PLFSS pour 2021 prévoit de consacrer 4,3 milliards d’euros à la gestion de la crise sanitaire : une partie de ce budget doit permettre aux professionnels de santé de s’équiper.