L'accès à la totalité de l'article est réservé aux adhérents
S'identifier - Pourquoi adhérer ?
AccueilPresseCommuniqués de presse

Les libéraux de santé : La FNO s’unit à 10 syndicats représentatifs

La FNO s’unit à 10 syndicats représentatifs des professionnels de santé pour défendre des objectifs communs

 

Ce mercredi 8 septembre 2021, la création d’une nouvelle intersyndicale rassemblant les des organisations syndicales représentatives des professionnels de santé libéraux a été actée : les Libéraux de Santé (LDS).

La création des Libéraux de Santé redonne une place forte à la coordination entre TOUS les professionnels de santé, “médicaux” et “praticiens de santé”.

Cette organisation sera la force des professionnels de santé, pour permettre d’avancer ensemble sur des projets et objectifs communs, avec au cœur de sa politique, un attachement fort au conventionnement national avec l’Assurance Maladie.

Elle sera le point d’ancrage d’une coordination souple, efficace et adaptée à l’exercice réel, et qui devra être reconnue et valorisée par les tutelles.

Constituée de 11 organisations représentatives issues majoritairement du CNPS et de la FFPS, elle rassemble des représentant·es de toutes les professions de santé : chirurgiens-dentistes (CDF), médecins (CSMF, SML), masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR), infirmiers (FNI), orthophonistes (FNO), pédicures-podologues (FNP), pharmaciens (FSPF), audioprothésistes (SDA), biologistes (SDB) et orthoptistes (SNAO).

Ensemble, elles défendront l’indépendance et la liberté dans l’exercice professionnel, le système conventionnel, et la solidarité interprofessionnelle

La FNO s’engage avec énergie et détermination dans une nouvelle définition du paysage syndical. Elle sera représentée par Anne Dehêtre, présidente de la FNO, au sein du Conseil des présidents, aux côtés des présidents des structures représentées.

Anne Dehêtre occupera également la place de Vice-Présidente dans le bureau des Libéraux de Santé.

Le Conseil des Présidents

  • Philippe BESSET (FSPF)
  • François BLANCHECOTTE (SdB)
  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Sébastien GUERARD (FFMKR)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)
  • Philippe VERMESCH (SML)

 

Composition du bureau des Libéraux de Santé :

Président : Sébastien GUERARD (FFMKR)

1er Vice-Président : François BLANCHECOTTE (SdB)

Secrétaire : Pascale LEJEUNE (FNI)

Trésorier : Philippe BESSET (FSPF)

Vice-Présidents :

  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Catherine MOJAÏSKY (Les CDF)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Philippe VERMESCH (SML)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)

Les libéraux de santé : création d’une nouvelle intersyndicale

«Les Libéraux de Santé » : une nouvelle structure interprofessionnelle
fondée par 11 syndicats représentatifs de professionnels de santé

 

Communiqué de presse publié le 8 septembre 2021 par “Les libéraux de santé”

Paris, le 8 septembre 2021 | Les CDF, la CSMF, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, la FSPF, le SDA, le SDB, le SML et le SNAO, annoncent la création d’une nouvelle intersyndicale : Les Libéraux de Santé. Au moment où se dessine une ligne de fracture autour de l’organisation du système de santé sur la place la médecine de ville libérale avec le glissement vers un système hyper administré, la création des Libéraux de Santé engage une recomposition du paysage syndical. Son objectif : réaffirmer les positions volontaristes d’organisations syndicales représentatives qui pèsent et partagent la même vision de la défense de l’exercice libéral.

Portés par des valeurs communes et le désir de former une organisation réellement représentative des professionnels de santé libéraux, quel que soit leur métier, ces onze syndicats représentatifs et historiques principalement issus du Centre national des professions libérales de santé (CNPS) et de la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) unissent leurs forces pour défendre l’exercice libéral et les professionnels de santé de ville. Les organisations fondatrices des Libéraux de Santé sont par ailleurs majoritaires au sein de l’Union Nationale des Professions de Santé (UNPS) et toutes membres de l’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL).

Les Libéraux de Santé, c’est tout d’abord une évidence syndicale. Toutes ces organisations sont fondées sur un modèle de fédération ou confédération prônant des valeurs communes d’indépendance et de liberté de l’exercice, de responsabilité, de solidarité et d’attachement au système conventionnel.

La création des Libéraux de Santé est également une nécessité démocratique à l’heure où les nouvelles structures associatives se multiplient en dehors des syndicats et sont instrumentalisées par les pouvoirs publics pour imposer des mesures contestées par les organisations représentatives. Les Libéraux de Santé estiment que seuls les syndicats représentatifs peuvent engager les professions. Par ailleurs, l’assouplissement de l’application des critères de représentativité conduit le Gouvernement à reconnaitre des syndicats disposant d’une faible structuration et d’un socle d’adhérents insuffisant. Cette situation provoque une balkanisation de la représentation des professions et dessert les métiers.

Enfin, la constitution des Libéraux de Santé répond aussi à une urgence politique. Le Ségur de la Santé a complètement ignoré les libéraux et la crise sanitaire a démontré les faiblesses de notre système de santé et dégradé les comptes de la Sécurité Sociale. A l’aube des discussions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022, les Libéraux de santé veulent porter la vision commune des syndicats au service des professions de santé libérales et des soins de ville sur les dossiers transversaux et construire des propositions pragmatiques pour répondre aux grands enjeux de santé publique au premier rang desquels le vieillissement de la population.

La création des Libéraux de Santé engage une recomposition du paysage syndical. Les politiques, notamment les candidats à l’élection présidentielle, ainsi que les Administrations doivent savoir qu’ils devront faire avec Les Libéraux de Santé pour les réformes et évolutions à venir.

Les principaux dossiers dont les Libéraux de Santé vont s’emparer collectivement sont notamment :

  • L’organisation de la prise en charge des patients âgés et dépendants dans le cadre de la coordination des soins à travers les équipes de soins coordonnées autour du patient (Escape)
  • La reprise en main du périmètre des métiers et de la formation initiale
  • L’avenir de la formation professionnelle continue et la certification périodique
  • Le financement des soins de ville et la réforme de l’Ondam
  • Le rééquilibrage des relations avec l’assurance maladie dans le cadre conventionnel
  • La clarification du rôle des complémentaires santé et la construction d’un dialogue constructif et équilibré.
  • Le déploiement d’une santé numérique maîtrisée et à visage humain

Cette intersyndicale sera pilotée par un Conseil des présidents pour faire vivre des positions communes, construire des propositions et solutions d’avenir, et lorsque c’est nécessaire, organiser des actions de défense des intérêts communs des professions de santé libérales.

 

Le Conseil des Présidents :

  • Philippe BESSET (FSPF)
  • François BLANCHECOTTE (SdB)
  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Sébastien GUERARD (FFMKR)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)
  • Philippe VERMESCH (SML)

 

Composition du bureau des Libéraux de Santé :

Président : Sébastien GUERARD (FFMKR)

1er Vice-Président : François BLANCHECOTTE (SdB)

Secrétaire : Pascale LEJEUNE (FNI)

Trésorier : Philippe BESSET (FSPF)

Vice-Présidents :

  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Catherine MOJAÏSKY (Les CDF)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Philippe VERMESCH (SML)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)

Anne Dehêtre élue secrétaire générale de l’UNPS

Communiqué de presse :  Élection du Bureau de l’UNPS

Le Docteur William Joubert a été élu, lors de l’Assemblée plénière du 2 septembre 2021, Président de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), pour un nouveau mandat de deux ans à la tête de l’institution.

Médecin généraliste libéral installé au Mans depuis 1985, le Docteur William Joubert a créé le Syndicat des Médecins Libéraux  (SML)de la Sarthe. Il occupe depuis fin 2014, le poste de Secrétaire Général du SML National.

Il a été élu Secrétaire général de l’UNPS de 2008 à 2013 puis de 2014 jusqu’au 11 septembre 2020, date à laquelle il est devenu Président de l’Union.

L’UNPS regroupe les 23 organisations reconnues comme étant les plus représentatives des professions de santé libérales : audioprothésistes, biologistes responsables, chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins, pharmaciens titulaires d’officine, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, sages-femmes et transporteurs sanitaires.

Les travaux conduits par l’UNPS depuis sa mise en place en 2005 ont permis d’en faire une force de proposition reconnue.

Le Docteur William Joubert sera entouré, pour ce mandat, d’un Bureau représentant la diversité des professions de santé libérales :

  • Secrétaire générale : Anne Dehêtre (orthophoniste / FNO)
  • Trésorier général : François Wilthien (médecin / MG France)
  • Vice-présidents : François Blanchecotte (biologiste responsable / SDB), Fabrice Camaioni (pharmacien d’officine / FSPF), Sébastien Guérard (masseur-kinésithérapeute / FFMKR), Daniel Guillerm (infirmier / FNI), Catherine Mojaïsky (chirurgien-dentiste / les CDF),  Jean-Paul ortiz (médecin / CSMF),  John Pinte(infirmier / SNIIL)
  • Secrétaire général adjoint : Jean-Loup Lafeuillade (pédicure-podologue / FNP)
  • Trésorier général adjoint : Laurent Milstayn (orthoptiste / SNAO)

Le programme de travail annoncé s’inscrit dans la lignée des avancées de l’UNPS :

En recherchant toujours le plus grand dénominateur commun et dans la continuité du travail accompli par le Bureau précédent, l’UNPS portera la vision d’une coordination souple et efficace entre la ville, l’hôpital et le secteur médicosocial : les équipes de soins coordonnées autour du patient, dites « ESCAP » devront être reconnues dans l’accord- cadre interprofessionnel (ACIP).

L’Union s’attachera tout particulièrement au développement rapide des outils informatiques interopérables mis à disposition des professionnels de santé.

La prévention, le dépistage, l’éducation pour la santé, la démographie professionnelle, la formation interprofessionnelle, la permanence des soins, la protection sociale des professionnels de santé libéraux, l’environnement européen ainsi que toutes les spécificités du monde libéral constitueront également les axes de travail de l’UNPS.

Le Ségur : une réalité différente des effets d’affichage !

Le Ségur : une réalité différente des effets d’affichage !

 
L’intersyndicale des orthophonistes a pris connaissance de la parution de nouvelles grilles de salaires pour les professionnel·le·s de santé de la Fonction Publique Hospitalière.

L’objectif affiché par le gouvernement est de donner une traduction concrète de la revalorisation salariale promise par le Ségur de la Santé.
 

Mais nous dénonçons les faits suivants :

  • La non prise en compte du CTI dans les grilles (celui-ci demeure un Complément de Traitement Indiciaire pouvant ne pas être pérennisé) ;
  • Le manque de revalorisation de salaire (à part le CTI) pour les contractuel.le.s très nombreux parmi les orthophonistes (postes à temps non complets…), ces grilles ne concernant que les titulaires ;
  • Elles ne respectent pas les niveaux d’étude dans la définition des niveaux de salaires (exemple bac + 5 pour les orthophonistes)
  • L’inégalité de traitement entre les professions de même niveau d’études : L’orthophoniste débute au grade 1 à un salaire inférieur à celui d’autres professions ;
  • L’allongement de la durée avant d’atteindre le dernier échelon : un orthophoniste en fin de carrière, en classe supérieure, à l’échelon 9, est reclassé à l’échelon 5 (avec seulement ¾ de son ancienneté reprise) et n’atteindra jamais les échelons 7 et 8 (voire 6), avant son départ à la retraite ;
  • Le ralentissement de la progression de carrière : Le passage au 2ème grade (anciennement classe supérieure) est retardé ; l’éligibilité sera atteinte à l’échelon 6 avec 6 mois de services effectifs (actuellement à l’échelon 5 avec 2 ans d’ancienneté) ;
  • Et les quotas promu-promouvables resteraient inchangés (22% en 2021).

Ces nouvelles grilles ne revalorisent donc pas à leur juste valeur les personnels actuellement en poste. Ce sont pourtant eux qui n’ont pas déserté l’Hôpital en crise, malgré leurs salaires injustes et leurs mauvaises conditions de travail.

Le manque d’attractivité de l’Hôpital affaiblit  les capacités de soin pluridisciplinaire, engorge les cabinets libéraux et réduit l’offre de stages pour les étudiant.e.s en orthophonie… qui ne sont donc pas incité·e·s à venir s’engager à l’Hôpital !
 

Les orthophonistes revendiquent :

  • Une application des grilles à tout le personnel, qu’il soit contractuel ou titulaire,
  • Un reclassement des le.s en poste avec prise en compte de TOUTE l’ancienneté dans l’échelon (vs une ancienneté fractionnée) et pour TOUS les échelons,
  • Une titularisation proposée à tou·te·s les contractuel·le·s en CDI, CDD,
  • Le dégel du point d’indice,
  • Un déroulement de carrière linéaire sans barrière entre le grade 1 et 2,
  • Un déroulement de carrière plus court afin de permettre à chacun·e d’atteindre avant la retraite les indices sommitaux corrélés aux niveaux de diplômes.

912 étudiants en 1ère année en 2021 : Ridicule !

912 étudiants admis en première année d’études en orthophonie pour la rentrée 2021 : RIDICULE !

 

Seulement 912 étudiant·es entreront dans les différents centres de formation en septembre 2021 alors qu’ils étaient 960 à la rentrée 2020 !

La FNO dénonce cette baisse de quota, quand partout en France des patients attendent parfois jusqu’à 2 ans avant d’avoir un premier rendez-vous !

La FNO déplore le fait que depuis des années, ce quota, d’un niveau inacceptablement bas, est attribué en fonction des moyens financiers et humains des universités et non en fonction des besoins réels de la population.

La FNO regrette que seuls les centres de formation en orthophonie aient été interrogés sur le nombre d’étudiants à intégrer en première année, et que les représentants de la profession, au fait des réalités de terrain, n’aient pas pu exprimer les besoins réels, l’engorgement des cabinets d’orthophonie, la vacance des postes en salariat.

Partout en France les orthophonistes subissent une pression quotidienne ! Submergé.es par des demandes auxquelles ils/elles ne peuvent plus faire face.

Les patient·e·s, de tous âges et présentant des pathologies souvent invalidantes sur le plan du langage oral et écrit, de la communication comme de la déglutition, font des kilomètres pour trouver un·e·orthophoniste, les professionnel·le·s de santé débordé.es n’arrivent plus à répondre aux demandes, les listes d’attente s’allongent et l’épuisement professionnel est en constante augmentation.

La FNO dénonce le fait qu’une partie de la population française ne puisse pas avoir accès aux soins orthophoniques dans des délais raisonnables selon leurs besoins.

La FNO a proposé plusieurs solutions d’amélioration de l’accès aux soins aux 3 derniers ministres de la Santé, mais l’augmentation des quotas restent une solution indispensable pour réduire les délais et diminuer la pression quotidienne subie par les patients et les orthophonistes.

La FNO continuera de se battre pour une augmentation significative des quotas, afin de permettre aux patients d’obtenir en temps voulu les soins dont ils ont besoin, et de soulager l’épuisement professionnel qui touche de plus en plus d’orthophonistes.

La lecture : une priorité pour la FNO et les orthophonistes

La lecture : depuis longtemps une priorité pour la FNO et les orthophonistes !

 

Ce 17 juin 2021, Emmanuel Macron proclame la lecture comme grande cause nationale. Des initiatives visant à promouvoir la lecture et son apprentissage seront déployées sur le territoire pendant un an.

Les orthophonistes, professionnels de santé experts dans les troubles de la communication orale et écrite, prennent en soin les personnes de tous les âges.

Les orthophonistes agissent sur le terrain auprès de leurs patients, avec les familles et les partenaires de la santé, du médico-social et de l’éducation :

  • en évaluant les compétences et déficits des patients afin d’établir un diagnostic orthophonique et éventuellement un projet thérapeutique.
  • en rééduquant et en compensant les troubles spécifiques du langage écrit
  • en prenant en soin précocement les troubles du langage oral, afin de permettre une entrée optimale dans le langage écrit.
  • en contribuant à l’information et l’éducation thérapeutique des patients
  • en proposant de la Prévention auprès du grand public pour un dépistage et une prise en soins précoce, notamment à travers l’expérimentation de dépistage en petite section de maternelle déployée dans 3 villes en collaboration avec le Ministère de l’Éducation Nationale
  • en proposant de la Prévention auprès des patients et familles pour éviter les surhandicaps.
  • en luttant contre l’illettrisme et pour une meilleure littératie en santé
  • en permettant la structuration et le maintien tout au long de la vie de capacités d’accès à l’information,
  • en agissant au plus tôt pour permettre le développement du plaisir de lire.

Les orthophonistes, au travers de la recherche, contribuent à l’actualisation et à l’approfondissement des connaissances concernant les pathologies du langage écrit. Les orthophonistes sont impliqué.es au quotidien dans des actions de prévention, d’évaluation, de rééducation et de réhabilitation des compétences en lecture.

La Fédération Nationale des Orthophonistes, seul syndicat représentatif des orthophonistes, avec l’UNADREO, société savante en orthophonie, a initié depuis 2019 l’élaboration de recommandations professionnelles sur les troubles du langage écrit, selon la méthodologie de la Haute Autorité de Santé.

Ce projet de recherche, qui paraitra à l’automne 2021, permettra de réaffirmer la place de professionnels de santé experts et de soignants qu’occupent les orthophonistes dans les troubles neurodéveloppementaux que sont les troubles spécifiques du langage écrit.

Rencontre avec Olivier Véran ce 15 avril : communiqué de presse

La FNO rencontre le Ministre de la santé, Olivier Véran :
des engagements pris pour une profession en attente ! 

 

Ce jeudi 15 avril 2021, Anne Dehêtre, présidente de la FNO, et Christophe Rives, Vice président de la FNO, ont été reçus par le Ministre de la Santé et des solidarités, Olivier  Véran. Les attentes étaient fortes tant notre profession a été malmenée sur de  nombreux sujets, notamment ces dernières semaines.

L’incompréhension imposait des réponses précises que la FNO a obtenues.

M. Véran, très au fait des revendications portées par nos représentants et des  problématiques de notre profession, a pris sur plusieurs points, des engagements  satisfaisants pour la profession.

 

L’accès aux soins en orthophonie : un engagement vers l’accès direct ? 

L’accès aux soins en orthophonie est aujourd’hui une problématique majeure pour  les orthophonistes comme pour les patients. La FNO a présenté au Ministre ses  solutions pour tenter de répondre au malaise grandissant de la profession, et obtenir  enfin des réponses à nos demandes réitérées depuis des mois pour réduire les délais  d’attente en libéral mais aussi dans les établissements de santé.

L’accès direct en orthophonie était une des préoccupations majeures de la FNO ces  dernières semaines. Même si le nouveau texte de Loi Rist adopté hier par l’Assemblée  Nationale intègre une notion de renouvellement et d’adaptation de la prescription  médicale, cette avancée n’est pas satisfaisante.

Seul un accès direct aux soins en orthophonie, tout en maintenant un parcours de  soin optimal et une coordination solide avec le médecin, pourra permettre une  amélioration significative pour les patients. Il faut faire confiance aux  orthophonistes, et cela, Monsieur Véran l’a bien compris. Une mission va donc être  lancée très rapidement pour évaluer les modalités d’un éventuel accès direct en  orthophonie, avant le prochain projet de loi du financement de la sécurité sociale qui  sera voté à l’automne. La FNO ne doute pas des conclusions objectives de cette  mission et de la transposition d’une mesure facilitante pour les patients et cohérente  dans le parcours de soins : cohérence soulignée et souhaitée par une grande majorité  de parlementaires, élus de terrain.

 

Une augmentation attendue du nombre d’étudiants en orthophonie 

L’augmentation des quotas dans les centres de formation en orthophonie a  également été abordée car elle constitue une des solutions majeures pour l’accès  aux soins en orthophonie. La FNO a obtenu l’année dernière la formation de 52  étudiants supplémentaires, répartis sur les différentes universités. Le Ministre s’est  engagé à plaider auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche  le maintien de cette augmentation sur les prochaines années pour pallier le manque  de professionnels et améliorer sur le long terme l’accès aux soins orthophoniques  pour les patients.

 

Une revalorisation des salaires enfin obtenue 

Le Ministre de la Santé a présenté le projet de revalorisation des salaires dans la  fonction publique hospitalière et a confirmé l’augmentation directe pour les  orthophonistes salariés titulaires de 302€ après un an de carrière et 576€ en fin de  carrière, incluant la revalorisation salariale du Ségur de la Santé de 183€.

Si ce projet vise à développer, à terme, les titularisations et augmenter le nombre de  postes pérennes, nos représentants ont rappelé la nécessité et l’urgence à prendre  en compte la réalité de terrain concernant le nombre important de contractuels à  cause des postes morcelés, la revalorisation des agents en poste et des salariés du  secteur médico-social.

Le Ministre a confirmé l’extension de ces mesures à la Fonction Publique Territoriale  et la volonté de transposition aux autres secteurs du salariat comme le médico social.

 

Négociations conventionnelles : le calendrier est confirmé, la revalorisation des  actes sera négociée ! 

Concernant le secteur libéral, des négociations sur la revalorisation des actes  concernant les troubles neuro-développementaux débuteront dès la semaine  prochaine avec Thomas Fatome, directeur général de la CNAM. Le Ministre a  confirmé les directives données dans ce sens à l’Assurance Maladie.

 

Les orthophonistes, des acteurs de santé publique reconnus  

Depuis toujours, les orthophonistes sont engagés dans de multiples actions de  prévention, qu’elles aient lieu lors d’événements, de projets nationaux ou au  quotidien dans leur cabinet. Aujourd’hui, cette place de professionnel de santé au  cœur de la prévention a enfin été réaffirmée à sa juste valeur par M. Véran.

Ainsi, les orthophonistes devraient voir élargi leur champ d’action préventif, avec  notamment la possibilité de pratiquer des tests antigéniques (au même titre que les masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes), ou de prescrire des substituts  nicotiniques.

 

La FNO se félicite de ce temps d’échange constructif avec le Ministre de la Santé et  des Solidarités et ne doute pas que tous ces engagements seront rapidement mis en  œuvre, pour tous les orthophonistes et pour leurs patients ! 

La FNO restera cependant vigilante à leur concrétisation rapide pour les  orthophonistes, pour les patients !

Élections URPS : victoire de la FNO

Élections des URPS orthophonistes : une victoire sans surprise pour la FNO

 

Un taux de participation honorable au vu du faible enjeu de ce scrutin

Les listes présentées par la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) remportent sans surprise cette première élection pour les membres des Unions régionales des professionnels de santé (URPS) orthophonistes.

En effet, le dépôt de listes par un seul syndicat pour ces élections ne laissait planer aucun doute.

La FNO se réjouit pourtant de l’élection de ses représentants qui continueront à défendre ses orientations ainsi que sa vision du système de santé et de son organisation, auprès des ARS, de tous les interlocuteurs locaux et des autres URPS.

Alors que l’intérêt de voter était plus que limité, et que le Gouvernement a, au cours de ces derniers jours, multiplié les erreurs et injustices envers la profession, le taux de participation de 29,95% est à l’honneur des orthophonistes, qui ont tenu à prouver qu’ils et elles étaient mobilisé·e·s et mobilisables.

 

Revalorisation dans la FPH : communiqué de presse

La revalorisation annoncée des salaires des orthophonistes de la Fonction Publique :
un premier pas… pour répondre aux revendications de la FNO

 

Communiqué de presse publié le 14 avril 2021

La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) réclamait depuis de nombreuses années une revalorisation forte des salaires des orthophonistes. Elle se réjouit de la création d’une nouvelle grille salariale pour les orthophonistes hospitaliers, qui semble à première vue liée au niveau de diplôme.

Néanmoins, la FNO s’inquiète et s’interroge quant aux niveaux de salaire annoncés dans le dossier de presse du ministère.

88€ de salaire net en moins pour les orthophonistes formés au grade master que pour les infirmiers, métiers de la rééducation (hors kinés) et médicotechniques, tous formés au grade licence. Ça commence très mal !

La comparaison avec la grille des salaires des infirmiers spécialisés, proches en termes de niveau d’études est dramatiquement défavorable aux orthophonistes : -101€ net en début de carrière, -73€ après 5 ans ; -166€ après 20 ans et -31€ en fin de carrière. C’est inacceptable.

Rappelons que la FNO dénonce depuis des années auprès de tous ses interlocuteurs que le niveau « misérable » des salaires actuels en provoquant la désertification des postes d’orthophonie dans la Fonction Publique fragilise gravement le parcours de soins de nombreux patients et embolise l’accès aux soins dans le secteur libéral. La vacance des postes d’orthophonie dans la Fonction Publique déstabilise également la Formation Initiale des futurs orthophonistes mais aussi des autres professionnels de santé qui méconnaissent ainsi les rôles et missions, sur le terrain, de chaque profession de santé et l’importance de la coordination interprofessionnelle.

La FNO exprime par ailleurs ses vives inquiétudes concernant les salaires des nombreux orthophonistes contractuels qui ne sont pas concernés par cet accord. En effet, les postes d’orthophonie dans la Fonction Publique sont souvent morcelés et de très nombreux orthophonistes hospitaliers ne sont pas titularisables. Les salaires des agents contractuels doivent être alignés à ceux des titulaires.

Les représentants de la FNO qui rencontrent le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier VERAN, jeudi 15 avril, lui feront part de cette impression désagréable d’être une fois de plus méprisés, et que la spécificité et le niveau d’autonomie des orthophonistes soient ignorés.

Ils continueront à plaider pour une réforme du statut des orthophonistes, quel que soit leur mode d’exercice, notamment par la création d’un corps des orthophonistes dans la Fonction Publique et pour des grilles similaires aux autres corps formés en 5 ans. Ils demanderont en outre la programmation rapide de la transposition des nouvelles grilles salariales pour les orthophonistes salarié·es exerçant sous les différentes conventions du secteur médico-social.

Soigner ses patients ou garder ses enfants ? Un non-choix imposé par le gouvernement

Communiqué de presse

Le 2 avril 2021

 

Soigner ses patients ou garder ses enfants ? 

Le non-choix du Gouvernement imposé aux professionnels de santé libéraux …

 

Les audioprothésistes, les diététiciens, les ergothérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, les pédicures podologues, les psychomotriciens, les opticiens viennent de constater qu’ils n’étaient pas dans la liste de  professionnels indispensables autorisés à disposer d’une solution d’accueil pour leurs enfants afin de pouvoir  travailler.  Sont seuls ciblés les personnels des établissements de santé, et les professions suivantes : biologistes, chirurgiens dentistes, infirmiers diplômés d’Etat, médecins, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens, sages-femmes. 

Le gouvernement acterait-il donc dans cette liste que les soins délivrés par ces nos professions sont non essentiels,  que les problématiques rencontrées par les populations qu’elles soignent sont négligeables, ou que le transport assuré  quotidiennement pour amener des patients se faire soigner serait inutile ? Par ce refus, le gouvernement renie les  constats dressés par chacun : l’arrêt brutal des soins pendant le confinement a conduit à des sur-aggravations de  handicap et des aggravations de pathologies existantes (sans parler du retard dans les dépistages) !  

L’ensemble des professionnels que nous représentons souhaite rappeler avec la plus grande vigueur que les soins  dispensés par tous nos confrères et consœurs auprès des populations les plus fragiles sont tout à fait indispensables.  La suspension de ces derniers est délétère pour de très nombreuses populations, comme par exemple les enfants  présentant un trouble du neurodéveloppement ou divers autres handicaps, ou bien encore les personnes âgées pour  lesquelles l’enjeu du maintien de l’autonomie est particulièrement essentiel en cette période. Il appartient au  gouvernement de se rappeler ce que nous a appris le premier confinement : la suspension de ces soins engendre des  aggravations des situations cliniques ou des régressions de développement. 

Aussi, nous ne comprenons absolument pas pourquoi les professionnels que nous représentons ne pourraient  bénéficier du même traitement parce qu’ils exercent en libéral, cela alors même que leurs confrères et consœurs travaillant en établissement de santé le pourront. 

Nous le comprenons d’autant moins que cet oubli initial avait été rectifié sur le site du Ministère le 20 mai dernier, la  garde des enfants des personnels étant autorisée “aux professionnels de santé libéraux”, cela sans distinction. 

Pour les patients, pour les professionnels que nous représentons et pour qu’ils puissent exercer dans des conditions  favorables, nous demandons donc une rectification immédiate afin que tous les professionnels de santé libéraux  puissent assurer la continuité des soins.  

Contact presse

Nicolas Billard Président de l’ANFE 07.86.09.79.00 

Alexandre AKLIPOUPARDIN Président de la FN 07.77.49.14.49 

Ghislain Grodard-Humbert Présidente de l’AFDN 07.87.09.04.39 

Anne Dehêtre Présidente de la FNO 06.78.12.51.48 

Laurent MILSTAYN Président du SNAO 06.70.23.07.47 

André Balbi Président du ROF 01 46 28 01 00

Nicolas RAYNAL Secrétaire Général de la FFP 06.85.28.10.36 

Luis Godinho Président de l’UNSAF 06.88.88.07.83