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Thomas Fatome, directeur général de la CNAM, présent au CAF de la FNO

Thomas Fatome, Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie nous a fait l’honneur le samedi 12 juin de répondre à l’invitation du Conseil d’Administration de la FNO qui s’est tenu à Paris.

Sa présence a été saluée par les administrateurs et administratrices de la FNO, de ses syndicats régionaux et les commissaires paritaires présents. A cette occasion, les près de 80 administrateurs présents ont pu exposer les revendications de la profession, auxquelles M. Fatome s’est montré très attentif.

Lors de cette rencontre d’1h30, ont été abordés notamment :

  • La revalorisation de TOUS les actes par notamment une revalorisation de l’AMO et de l’IFD
  • La création d’un acte de prévention
  • Les solutions pour améliorer l’accès aux soins orthophoniques et la démographie professionnelle
  • L’exercice coordonné…

 

Rendez-vous est pris pour les deux phases de négociations prévues dans le cadre de l’avenant n°17.

La première portant sur les actes Troubles du Neuro-Développement s’ouvre dans quelques semaines.

Puis démarrera dès la rentrée prochaine, une nouvelle phase de négociations conventionnelles anticipées, dans le cadre de l’échéance de la convention nationale en 2022.

Thomas Fatome a reconnu la nécessité d’améliorer l’attractivité des professions de santé libérales. Ces négociations devront donner lieu à des mesures financières significatives, afin de revaloriser les orthophonistes libéraux, dont la rémunération reste trop faible et de renforcer des mesures favorables à l’amélioration de l’accès aux soins orthophoniques.

La FNO se réjouit de cet échange qui montre l’intérêt de la CNAM et de son directeur pour le dialogue conventionnel et qui a permis de rappeler avec franchise toutes les inquiétudes et les attentes de la profession. Le Directeur Général en a pris acte ; les éléments de contexte et les jalons des négociations prochaines ont été posés.

 

Les assises de l’orthophonie 2021 sont lancées !

Les Assises de l’orthophonie 2021 sont lancées !

 

 

Cet important moment d’échanges entre professionnel·les permet de partager nos expériences, nos doutes et nos questionnements, de donner notre avis pour construire l’orthophonie de demain.

La légitimité d’un syndicat professionnel ne se construit pas seulement dans les enquêtes de représentativité. Pour parler au nom des orthophonistes, la FNO s’appuie sur la légitimité donnée par son grand nombre d’adhérent·es, sur un maillage territorial fort et également sur l’avis de tou·tes!

De juin à fin septembre, près de chez vous, des réunions seront organisées et ouvertes à TOU·TES les orthophonistes, adhérent·es ou non-adhérent·es, exerçant en libéral ou en salarié.

Vous trouverez sur cette page les dates et lieux des réunions, des documents à télécharger et un questionnaire que nous vous invitons à remplir dès maintenant.

 

Liste des réunions

Un évènement Facebook a été créé pour suivre les dernières informations en temps réel.

Au 14 juin 2021, voilà la liste des réunions organisées. De nombreuses dates vont s’ajouter au fur et à mesure de leur programmation définitive.

Rapprochez-vous de votre syndicat régional pour plus d’informations.

 

Questionnaire

Pour parler au nom d’une profession ou d’un corps social plus largement, on s’appuie sur la légitimité donnée par un grand nombre d’adhérent·es, sur un maillage territorial fort mais aussi sur l’avis de tou·tes pour s’assurer qu’on ne fait pas de l’entre soi!

Aussi, en amont des assises locales qui seront organisées près de chez vous, par vos syndicats régionaux, voici un questionnaire anonyme à destination de tou·tes les orthophonistes.

Nous vous remercions d’avance pour vos réponses qui nous permettront de construire notre plan de batailles syndicales pour les années à venir.

Il vous faudra environ 10 minutes pour compléter ce questionnaire.

 

Documents de communication

Communiquez auprès des collègues de votre territoire. téléchargez l’affiche et le bandeau Facebook !

L’édito d’Anne Dehêtre : Libéral, vraiment ?

Libéral ? Vraiment ?
Ou les nouvelles conditions de l’organisation des soins

 

Édito paru dans le n°409 (Mai 2021) du magazine L’Orthophoniste

Les nouveaux dispositifs se multiplient pour les patients dans le but d’améliorer les dépistages, les prises en charges précoces et la coordination entre les professionnels, de provoquer réunions de synthèse et fluidité du parcours de soins…

C’est sur cette dernière que nous pouvons et devons émettre des doutes : fluidité du parcours de soins ?

Nous l’avons vécu pour les plus anciens : Paerpa, article 70, Maia, Clic… 4 dispositifs pour prendre en charge et fluidifier les parcours des patients de plus de 75 ans présentant une pathologie complexe.

Et maintenant, pour les plus jeunes, entre 0 et 6 ans, et entre 7 et 12 ans, vont être mises en place les plateformes de coordination et d’orientation (PCO). La FNO ne peut que louer et appeler de ses vœux toute forme d’organisation qui permettra un repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, notamment des troubles de la communication et du langage, mais à condition que patients et professionnels s’y retrouvent !

Entre 7 et 12 ans, en effet, des dispositifs existent déjà et sont bien décrits, notamment par le guide de repérage et d’orientation de la Haute Autorité de santé. Nous connaissons aussi les différents niveaux de prise en charge : niveaux 1 et 2 avec des soins de premier et de deuxième recours, niveau 3 avec les centres Ressource et d’Expertises.

Ainsi la création et la mise en œuvre d’un nouveau dispositif PCO auraient un objectif primordial et ô combien nécessaire pour les familles : permettre la prise en charge financière de soins assurés par des professionnels de santé non conventionnés avec l’Assurance maladie. Comment ? Les plateformes passent des conventions avec ces professionnels (ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues…) et leur assurent ainsi une prise en charge à 100 % des soins qu’ils assurent, en les réglant directement.

Mais ces plateformes proposent souvent aux professionnels de santé conventionnés avec l’Assurance maladie une convention à signer, les engageant à des contraintes relevant quasiment du salariat : horaires et jours de prise en charge, justification de leur police d’assurance. D’autres dispositifs choisissent aussi de passer par un conventionnement avec les orthophonistes : le PCPE, par exemple…

Les orthophonistes en libéral ont choisi ce mode d’exercice : le libéral, avec ses devoirs envers l’Assurance maladie et les patients et ses contraintes, mais aussi avec ses libertés. La FNO appelle donc tous et toutes les collègues à être particulièrement vigilant·es vis-à-vis de tous ces dispositifs visant à améliorer les parcours des patients. Oui, pour cette facilitation de l’accès aux soins mais pas au détriment d’un exercice professionnel, qui dans le cas des orthophonistes, reste particulièrement bien encadré par notre convention nationale avec l’Assurance maladie permettant aussi l’accès à des soins remboursés aux patients ! Les orthophonistes ont signé cet engagement depuis fort longtemps.

L’édito d’Anne Dehêtre : avant le rendez-vous avec Olivier Véran

Monsieur le Ministre,  le 15 avril, nous nous rencontrons,
nous aurez-vous écouté·es, nous aurez- vous proposé des solutions concrètes ?

Édito paru dans le n°408 (Avril 2021) du magazine L’Orthophoniste

Il n’est pas aisé d’écrire un édito sur un rendez-vous avec le ministre de la Santé alors que l’on sait que cet édito va paraître après notre rencontre.

Du moins, nous espérons bien que ce rendez-vous tant attendu sera maintenu et qu’aucune excuse n’aura permis de différer cet échange. En effet, la situation des orthophonistes est grave et nous espérons que le ministre de la Santé en a bien conscience.

Les orthophonistes ont participé depuis le début de la crise sanitaire à l’effort citoyen demandé à tous et toutes, en particulier aux professionnel·les de santé.

Nous avons admis et compris les premières urgences de la situation inédite qui se posait en France métropole et dans les départements et régions d’outre-mer.

Nous avons collectivement accepté de fermer nos cabinets, d’arrêter nos soins en libéral et en salariat pour laisser aux médecins et infirmier·es les masques, blouses et gants qui manquaient, pour que les premiers malades puissent être correctement soignés, pour que le personnel soignant soit correctement protégé.

Nous avons au départ travaillé avec le ministère et ses équipes pour redémarrer au plus vite les soins auprès de nos patients, et nos enfants ont très vite pu être gardés dans les crèches, écoles, collèges, et ce dès le premier confinement.

Nous avons collectivement investi le domaine du télésoin, avec ses limites, ses contraintes, sans faire exploser l’enveloppe budgétaire allouée aux soins en orthophonie.

Nous avons collectivement choisi de piocher dans nos propres réserves, celles de la Carpimko, pour soutenir notre baisse de revenus. L’État nous a aussi aidés, l’Assurance maladie a aussi assuré ce soutien aux professionnels, nous ne le nions pas.

Alors, ces échanges de bonnes pratiques auraient pu, auraient dû se poursuivre tout au long de cette année, pour que nous puissions continuer à lutter ensemble contre l’épidémie. Les orthophonistes n’en peuvent plus, et ce pour de multiples raisons : nous ne sommes pas assez nombreux ; le démantèlement de l’hôpital et du médico-social se poursuivent, faisant reposer les soins qui ne peuvent plus y être assurés sur le libéral. De supers structures sont créées, des CPTS, des MSP… demandant encore plus de temps et d’investissement pour y participer… Les rémunérations en libéral et en salariat sont peu attractives, influant plus encore la courbe de notre démographie professionnelle, les orthophonistes désertant non seulement le salariat mais la profession.

Le traitement méprisant du Gouvernement qui ne reconnaît pas le caractère d’urgence de nos soins en refusant de nous faire apparaître sur la liste des professionnels de santé prioritaires pour la garde des enfants, ajoute à ce sentiment de lassitude que beaucoup de professionnels connaissent !

Alors, le 15 avril, la FNO viendra avec des propositions mais aussi avec des revendications !

Et nous demandons, voire exigeons, d’être écouté·es, et d’obtenir des solutions concrètes à nos problèmes qui s’aggravent !

 

Un silence ayant valeur de mépris…

Cher·es collègues

N’ayant à cette heure toujours pas obtenu de réponse officielle, nous restons très en colère de cette marque de mépris de la part du Gouvernement qui ne nous a pas fait apparaître sur la liste des professionnels de santé libéraux prioritaires pour la garde des enfants.

Les orthophonistes de la FNO, des syndicats locaux et des équipes URPS restent mobilisé·es auprès des ministères, des Agences Régionales de Santé, des préfectures… pour faire corriger cette injustice incompréhensible. Vos syndicats régionaux vous tiendront certainement informé.es des progrès obtenus. Certains territoires ont déjà obtenu de leurs autorités locales l’inscription des orthophonistes sur la liste.

La FNO milite pour une doctrine nationale, à savoir pour que tou·tes les orthophonistes de France soient prioritaires pour la garde des enfants.

 

Néanmoins, nous vous rappelons que si vous faites le choix ou si vous êtes contraint·es de garder vos enfants, à cause de la fermeture des écoles, vous pouvez bénéficier des Indemnités Journalières.

 

Bonne fin de week end de Pâques à chacun·e

Suite aux annonces du Président de la République du 31 mars 2021

Cher(e)s collègues,

Les soins en orthophonie restent prioritaires.

Les orthophonistes sont des soignants.

Si vous avez des problèmes pour la garde de vos enfants (crèche, école, collège…), n’hésitez pas à interpeller votre syndicat régional.

Nous vous donnerons plus d’informations dès qu’elles seront en notre possession.

Le bureau fédéral.

Défense des collègues : que fait la FNO ?

Défense des collègues : que fait la FNO ?

 

La FNO et ses syndicats régionaux partagent ouvertement, selon les sujets et leur importance, avec leurs adhérent·e·s mais aussi les collègues non-adhérent·e·s, les combats, discussions, concertations qui sont en cours avec les instances, les parlementaires, les autres organisations professionnelles.

La FNO et ses syndicaux régionaux répondent aux sollicitations des collègues quand il s’agit d’expliciter une position syndicale, des décisions prises … par tous les moyens qui sont à leur disposition, et selon les outils que la Fédération et ses syndicaux régionaux estiment les plus appropriés.

Mais la FNO et ses syndicats régionaux et/ou départementaux, par le biais de leurs représentants nationaux, régionaux ou départementaux, ne se permettront jamais de dévoiler les combats qui sont menés pour défendre et protéger des collègues de manière individuelle.

La FNO tient ici à rappeler quelques principes de base et qui sont souvent réaffirmés dans les réunions nationales et régionales, dans les assemblées générales ou les réunions publiques, ouvertes à tous et toutes, adhérent·e·s et non adhérent·e·s, même en ces temps de crise sanitaire, où les réunions sont organisées en visioconférence :

  • Dans la mesure où la FNO et ses syndicats sont alertés d’un cas particulier d’un-e orthophoniste, adhérent·e et non adhérent·e, ce·tte dernier·e est toujours contacté·e par un·e représentant·e syndical·e en privé. L’orthophoniste a le choix de donner suite ou pas à la proposition qui lui est faite.
  • Les commissaires paritaires départementaux, qui siègent dans les CPAM, et qui sont en charge notamment de la défense de tou·tes les orthophonistes, adhérent·es et non adhérent·es, sont soumis·es au secret. Les orthophonistes qui sont confronté·es aux demandes de contrôle de l’assurance maladie, qu’ils soient en tort ou qu’ils soient dans leur bon droit,  n’acceptent de verser l’ensemble des pièces de leur dossier et tous les éléments nécessaires à la bonne compréhension de leur situation aux commissaires paritaires que parce que cette condition est toujours respectée.

Sur les situations individuelles, la FNO et ses syndicats régionaux maintiendront toujours cette position : c’est ce devoir de réserve, cette tenue du secret qui garantit à nos collègues qu’ils ou elles pourront être correctement défendu·e·s et/ou soutenu·e·s, et qui leur permettent d’accorder toute leur confiance à ces commissaires et parfois aux représentant·e·s de leur syndicat.

Dans d’autres cas, des collègues sollicitent des aides, notamment financières, car leur situation financière personnelle ne leur permet pas de s’en sortir :

  • dans la mesure encore où la FNO et ses syndicats régionaux et départementaux sont au courant,
  • dans la mesure où ils ont été parfois repérés sur les réseaux sociaux, ils ou elles sont toujours contacté·e·s en privé, par téléphone ou par message privé, et les représentant·es leur proposent différentes solutions, des soutiens aussi pour les aider à monter des dossiers de demandes d’aide.

En cas de difficultés financières avérées, généralement, ces demandes aboutissent et une aide graduée en fonction de leur situation personnelle, budgétaire, leur est parfois allouée. Un soutien logistique et administratif leur est toujours apporté s’ils ou elles le souhaitent.

La FNO et ses syndicats régionaux sont à votre service ! Et, vous pouvez être assuré·e·s du respect de votre exercice, de votre situation et continuer à nous faire confiance !

L’édito d’Anne Dehêtre : L’interprofessionalité au cœur de la défense de nos intérêts communs

L’interprofessionnalité au cœur de la défense de nos intérêts communs !

 

Édito paru dans le n°406 (février 2021) du magazine L’Orthophoniste

Marie-Anne François, présidente de la Carpimko, caisse retraite des pédicures-podologues, des infirmier·es, des masseurs-kinésithérapeutes, des orthophonistes et des orthoptistes, vient d’être élue présidente de la Caisse nationale des de l’Assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

La CNAVPL est composée de 10 sections professionnelles qui représentent chacune un groupe de métiers :

  • chirurgiens-dentistes et sages-femmes ;
  • médecins ;
  • infirmiers, masseur-kinésithérapeutes, pédicurespodologues, orthophonistes et orthoptistes ;
  • vétérinaires ;
  • agents généraux d’assurance ;
  • experts-comptables et commissaires aux comptes ;
  • officiers ministériels, officiers publics et des compagnies judiciaires ;
  • pharmaciens ;
  • architectes, agréés en architecture, ingénieurs, techniciens, géomètres, experts, conseils, consultants, etc ;
  • notaires.

Les administrateurs de la CNAPL, tous et toutes professionnel·les en libéral et représentant·es de leur propre caisse de retraite, et les représentants des syndicats nationaux des professions libérales, l’Unapl et la CNPL, ont choisi de placer leur confiance en la présidente de la

Caisse qui représente le plus de cotisants pour la gouvernance du régime de base, le pilotage des régimes complémentaires vieillesse et du régime invalidité-décès et la gestion des prestations complémentaires vieillesse.

Élire la présidente de la Carpimko à la tête de la CNAVPL, c’est d’abord la reconnaissance d’un travail de qualité effectué par les représentant·es des organisations représentatives de praticien·nes de santé, appelés encore « paramédicaux » pour la pérennité et l’avenir de notre système de retraite. C’est aussi placer la confiance de toutes les professions dans la gouvernance et dans la vision qui sera impulsée par le programme défendu par Marie-Anne François.

Mais l’élection de la présidente de la Carpimko n’aurait pu se faire sans un front uni des représentant·es des professionnels de santé, en particulier des praticiens de santé au sein de la Fédération française des praticiens de santé qui ont su, une fois de plus, s’unir et convaincre les représentant·es des autres professions que leurs voix seraient bien utilisées et que leurs intérêts seraient bien défendus !

Quelques jours plus tard, l’unité des praticiens de santé a encore été démontrée par l’élection de Catherine Hénault à la Commission scientifique indépendante interprofessionnelle à l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). La représentante de la FNO fera partie des deux représentants des paramédicaux dans cette instance essentielle à la défense d’un parcours de formation de qualité !

Ensemble, nous sommes toujours plus forts !

La FNO soutient la FNEO et les étudiant·es

Motion adoptée le 24 janvier 2021 par le conseil d’administration de la FNO

 

Le conseil d’administration de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), réuni les 23 et 24 janvier 2021, a pris connaissance de la demande de la Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie (FNEO), concernant la prise en compte de la détérioration de la qualité de vie des étudiant·es, de leurs conditions d’études depuis le début de la crise sanitaire, ainsi que des préoccupations majeures concernant leur santé psychique.

Les orthophonistes, maîtres de stage, chargé·es d’enseignement, directeurs et directrices de mémoire, constatent tous les jours la dégradation des conditions d’études de leurs futur·es collègues, de leurs conditions de vie et de leur santé.

Le conseil d’administration fédéral tient à affirmer son total soutien à la FNEO, aux étudiant·es en orthophonie, aux associations étudiantes, à tout·es les étudiant·es.

2021, l’année de la prévention ? l’édito d’Anne Dehêtre

2021, l’année de la Prévention ?

 

Édito paru dans le n°405 (janvier 2021) du magazine L’Orthophoniste

Au nom de toutes les représentantes et de tous les représentants des syndicats de la fédération qui œuvrent sur le territoire, en métropole et dans les territoires d’outre-mer, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2021.

Ensemble, en 2020, nous avons su affronter l’épidémie et mettre en place des moyens particulièrement innovants pour continuer à assurer la continuité des soins pour les patients, tout en garantissant leur protection et la nôtre. Que ce soit en cabinet libéral, en structure, à l’hôpital, les orthophonistes ont su, dès qu’ils et elles en ont eu les moyens, protéger les personnes, patients et familles, proches, aidants, en mettant en place gestes barrières, mesures de protection et d’hygiène.

L’adaptation fut rapide et a permis la réouverture de toutes les structures de soins dans lesquelles nous exerçons.

Les orthophonistes veulent maintenant aller plus loin dans la prévention et dans leur participation active à la crise sanitaire inédite que nous traversons.

La FNO réclame donc que tous et toutes les orthophonistes qui le souhaitent puissent prendre part aux campagnes de dépistage massif de la Covid-19. Nous travaillons quotidiennement sur la sphère orobuccofaciale, nous serions donc tout à fait habilités à réaliser les prélèvements dans la bouche et dans le nez.

De même nous devons être des professionnels de santé en mesure de garantir aux patients la non transmission d’une maladie quand celle-ci peut être évitée. C’est pour cela que la FNO se bat depuis des années pour obtenir la gratuité du vaccin contre la grippe.

Aujourd’hui, nous réclamons que les orthophonistes fassent partie des professionnels prioritaires pour la vaccination anti-Covid. Nous avons été entendus, car toute la profession doit faire partie de la seconde phase du plan de vaccination quand celui-ci pourra être élargi.

Et nous devons aussi participer à l’information des patients sur la prévention de l’épidémie, ainsi que

sur tous les moyens pour se faire : l’information sur les gestes barrières, sur les mesures d’hygiène, nous les prodiguons déjà. Mais nous devons aussi être impliqué·e·s, comme les autres professionnels de santé, à l’information sur la vaccination et ses bénéfices. Aujourd’hui, associée aux tests de dépistage, la vaccination semble être un des moyens de sortir de la crise sanitaire dans laquelle nous nous trouvons, un des moyens aussi d’éviter un reconfinement important, nuisible aux patients mais aussi à tous les acteurs de la société et à tous les citoyens et toutes les citoyennes.

C’est pourquoi la FNO s’est associée au mouvement Ensemble – Prévention – Covid (www.opinion-internationale.com/ensemble-prevention-covid) pour alerter les pouvoirs publics que la prévention est l’affaire de chacun et de chacune et que seul un mouvement collectif d’ampleur pourra nous permettre de sortir de cette crise sanitaire et de prévenir d’autres épidémies…

C’est ensemble que nous sortirons de cette crise, ensemble que nous en préviendrons d’autres, n’hésitez pas à signer la pétition sur la page Ensemble – Prévention – Covid !