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Les libéraux réclament l’encadrement des centres ambulatoires Covid-19

Organisation de la prise en charge des patients COVID-19 :
Pour garantir un haut niveau de sécurité sanitaire,
les libéraux de santé réclament l’encadrement des centres ambulatoires dédiés.

 

27 mars 2020

Les évolutions très rapides de la situation sanitaire au regard de l’épidémie de coronavirus COVID-19, nécessitent une organisation des prises en charge des patients en ville dans le triple objectif de :

  • Soulager les centres 15 et les hôpitaux pour les patients COVID-19 ou suspectés de l’être ;
  • Assurer la continuité des soins pour les patients fragiles (ALD, polypathologiques, etc..) ;
  • Répondre aux demandes de soins urgents habituellement prises en charge en ville.

Des recommandations ont été adressées aux professionnels afin d’organiser leur activité selon ces différents critères.

Par ailleurs, au sein des territoires, les initiatives se multiplient afin d’organiser des centres ambulatoires dédiés à la prise en charge des patients COVID-19. Le Centre national des professions libérales de santé (CNPS) et la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) constatent que les modalités d’organisation, les moyens et le fonctionnement de ces centres qui ne sont pas adossés à un établissement hospitalier, sont très disparates selon les territoires.

Dans son avis en date du 23 mars, le Conseil Scientifique, présidé par le Pr. Jean-François Delfraissy, attire « l’attention du gouvernement sur les problèmes de pilotage, de gestion des ressources, et de logistique susceptibles d’impacter profondément la prise en charge des patients. » Il « considère indispensable que, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, soient rapidement prises des mesures sur le pilotage, l’organisation et la coordination des soins, la circulation de l’information, et la mobilisation des moyens logistiques nécessaires ». De plus, il souligne la nécessité de limiter au maximum les déplacements des patients fragiles.

Une note communiquée le 26 mars par la Direction générale de l’organisation des soins (DGOS) revient sur la nécessité d’établir des recommandations pour la mise en place de centres ambulatoire dédiés à la prise en charge de patients COVID 19.

Dans le but de garantir la sécurité sanitaire, le CNPS et la FFPS appellent à la mise en œuvre de toute urgence de ces recommandations.

En particulier, il s’agira de :

  • Préciser leur articulation avec les cabinets libéraux et les urgences hospitalières qu’ils ont vocation à désengorger en cas de saturation ;
  • Définir les conditions d’accès pour les patients ;
  • Arrêter la protocolisation du circuit patient, de sa prise en charge et de son suivi ;
  • Résoudre les problématiques liées aux équipements des professionnels sur les stocks de l’État pour ce qui relève des masques, mais il conviendra aussi que les surblouses, charlottes, lunettes, gants et tout autre matériel nécessaire à leur protection et à celle des patients soit organisée, sans que les professionnels libéraux ne soient contraints de se délester du matériel dont ils ont besoin par ailleurs pour assurer les prises en charge à domicile ;
  • Les questions de responsabilité et d’assurance pour les professionnels doivent être éclaircies.

Le CNPS et la FFPS, qui représentent 35 syndicats de professionnels libéraux de santé, demandent au ministre de la Santé de saisir en urgence le Conseil scientifique pour arrêter les recommandations indispensables à la sécurité sanitaire des centres ambulatoires dédiés.

Lisez le numéro de mars de L’Orthophoniste

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Le numéro de mars de L’Orthophoniste est accessible à toutes et à tous

La Fédération Nationale des Orthophonistes met à disposition de tout·e·s les orthophonistes le numéro de mars 2020 de L’Orthophoniste.

Au sommaire :  des articles sur les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), les revalorisations demandées pour les orthophonistes salarié·e·s, le problème de l’accès aux soins en orthophonie, l’expérimentation de dépistage des troubles du langage pour les enfants de 3 ans.

Vous trouverez également les rubriques habituelles (Formation continue, AGAO, pratique professionnelle) ainsi qu’un article du service juridique sur l’affichage obligatoire dans votre cabinet libéral.

Message important pour les adhérent·e·s : en raison de la situation sanitaire exceptionnelle, le prochain numéro (avril 2020) de L’Orthophoniste sera disponible uniquement en ligne. Vous serez prévenu·e·s de sa parution.

 

Cliquez sur l’image pour télécharger
le numéro de mars 2020
 

Les autres numéros de L’Orthophoniste sont disponibles en cliquant ici.

Mesure de solidarité : les rééducateurs libéraux interpellent Édouard Philippe

 

Lundi 23 mars

Lundi 16 mars, le Président de la République s’était engagé à ce qu’aucune entreprise ne soit laissée pour compte lors de la crise financière relative à l’épidémie de coronavirus. Les organisations représentatives de rééducateurs, entendent à ce que cet engagement présidentiel puisse s’appliquer à tous les professionnels de santé libéraux.

Le Ministère de l’économie a annoncé une mesure de solidarité sous la forme d’une somme de 1500€/mois pour tous les professionnels indépendants. La condition pour pouvoir en bénéficier de cette aide serait, pour les entreprises ayant un BNC inférieur à 40000€, de pouvoir attester d’une baisse de 70 % de son chiffre d’affaires (mars 2020 par rapport à mars 2019).

Cette base de calcul inquiète très fortement nos professions dans la mesure où elle ne couvrira qu’une infime partie des libéraux.

C’est pourquoi les organisations représentatives des rééducateurs demandent instamment au Premier ministre que tout soit mis en œuvre pour que l’intégralité des professionnels de santé libéraux, puissent être concernés par ce projet, quelle que soit leur situation.

  • Cliquez ici pour lire le courrier adressé lundi 23 mars par les organisations représentatives des rééducateurs au Premier ministre.

Covid-19 : informations au 19 mars 2020

Vous trouverez ci-dessous deux communiqués envoyés le jeudi 19 mars 2020.

 

Indemnités compensatoires liées à la fermeture
des cabinets libéraux des professions de santé

Communiqué de presse du 19 mars 2020

Le 17 mars, les organisations professionnelles représentant les métiers de la rééducation se sont réunies en visioconférence pour aborder la situation sanitaire actuelle et ses répercussions sur l’activité des cabinets libéraux. Ils ont pu partager les informations provenant des Ministères de la Santé et de l’Économie et des finances, ainsi que de l’UNAPL.

A l’heure où nous publions, nous disposons de suffisamment d’éléments pour affirmer que les professionnels de santé libéraux ayant pris la décision civique de fermer leur cabinet seront bien indemnisés au même titre que toutes les autres indépendants. Le 17 mars, le Président de la République annonçait cette mesure. Le 18 mars, le Ministre de l’Économie l’a confirmée et a précisé un cadre qui serait un versement de 1500€, sur la base d’un calcul mensuel, pour tous les professionnels attestant d’une baisse d’au moins 70% de leur activité.

Néanmoins, nous n’avons à ce jour aucune garantie ni engagement écrit confirmant que les rééducateurs exerçant en libéral seront bien concernés par ces mesures ni sur les modalités d’applications. C’est pourquoi, leurs organisations professionnelles représentatives travaillent de concert pour s’assurer que les professionnels seront bel et bien concernés par cette mesure.

Cliquez ici pour lire le communiqué en intégralité

 

Masques : les professionnels libéraux
réunissent une cellule de crise

Communiqué du 18 mars 2020

Les professionnels de santé libéraux, à travers le CNPS (Centre national des professions libérales de santé) et la FFPS (Fédération française des praticiens de santé), les représentant du Leem (Les Entreprises du médicament), du SNITEM (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) et du SIDIV (Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro) ont réuni une web-cellule de crise ce mercredi 18 mars à midi afin de faire le point sur la distribution des masques annoncés le 16 mars par le président de la République.

L’ensemble des libéraux de santé, le Leem, le SNITEM et le SIDIV appellent à une politique de transparence totale sur le stock et la distribution des masques.

Ils demandent en outre une protection et un accompagnement de la part des pouvoirs publics face aux incivilités qui se multiplient.

Cliquez ici pour lire le communiqué.

Masques : les professionnels libéraux réunissent une cellule de crise

Paris, le 18 mars 2020

Les professionnels de santé libéraux, à travers le CNPS (Centre national des professions libérales de santé) et la FFPS (Fédération française des praticiens de santé), les représentant du Leem (Les Entreprises du médicament), du SNITEM (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) et du SIDIV (Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro) ont réuni une web-cellule de crise ce mercredi 18 mars à midi afin de faire le point sur la distribution des masques annoncés le 16 mars par le président de la République.

L’ensemble des libéraux de santé, le Leem, le SNITEM et le SIDIV appellent à une politique de transparence totale sur le stock et la distribution des masques.

Ils demandent en outre une protection et un accompagnement de la part des pouvoirs publics face aux incivilités qui se multiplient.

IC liées à la fermeture des cabinets : communiqué de presse

Indemnités compensatoires liées à la fermeture
des cabinets libéraux des professions de santé

 

Communiqué de presse du 18 mars 2020

Le 17 mars, les organisations professionnelles représentant les métiers de la rééducation se sont réunies en visioconférence pour aborder ensemble la situation sanitaire actuelle et ses répercussions sur l’activité des cabinets libéraux.

Nous avons pu partager les différentes informations nous revenant tant du Ministère de la Santé que du Ministère de l’économie et des finances, ainsi que de l’Union Nationale des Professions Libérales, très mobilisée sur la question des indemnisations pour les professionnels indépendants.

A l’heure où nous publions, nous disposons de suffisamment d’éléments concordants pour affirmer que les professionnels de santé libéraux ayant pris la décision civique de fermer leur cabinet seront bien indemnisés au même titre que toutes les autres indépendants.

Hier soir, le Président de la République annonçait cette mesure. Aujourd’hui, le Ministre de l’Économie a confirmé cette dernière et a précisé un cadre qui serait un versement de 1500€, sur la base d’un calcul mensuel, pour tous les professionnels attestant d’une baisse d’au moins 70% de leur activité.

Néanmoins, nous n’avons à ce jour aucune garantie ni engagement écrit confirmant que les rééducateurs exerçant en libéral seront bien concernés par ces mesures ni sur les modalités d’applications.

C’est pourquoi, les organisations professionnelles représentant les Diététiciens-nutritionnistes, Ergothérapeutes, Masseurs-Kinésithérapeutes, Orthophonistes, Orthoptistes, Pédicures-Podologues, Psychomotriciens, travaillent de concert pour s’assurer que les professionnels que nous représentons seront bel et bien concernés par cette mesure, et qu’elle pourra s’adapter autant que possible à la diversité des situations.

Nous restons donc particulièrement vigilants, et continuons collectivement d’œuvrer pour que ces droits nous soient bien octroyés et afin que les professionnels concernés obtiennent les garanties indispensables à la pérennité financière de leur cabinet malgré les fermetures pour pouvoir continuer à prodiguer les soins indispensables à la population.

Signataires :

  • AFDN – Association Française des Diététiciens Nutritionnistes
  • AFPL – Association Française des Psychomotriciens Libéraux
  • ANFE – Association Nationale Française des Ergothérapeutes
  • FFMKR – Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes de Rééducation
  • FFP – Fédération Française des Psychomotriciens
  • FNO – Fédération Nationale des Orthophonistes
  • FNP – Fédération Nationale des Podologues
  • SNAO – Syndicat National Autonome des Orthoptistes
  • SNMKR – Syndicat National des Masseurs-Kinésithérapeutes de Rééducation
  • Synfel Ergolib – Réseau Français des Ergothérapeutes Libéraux

Les dernières simulations confirment que les premières négociations ont porté leurs fruits

Les dernières simulations vérifiées par l’actuaire de la CARPIMKO confirment
que les premières négociations avec le HCRR ont porté leurs fruits

Dans la continuité du travail de négociations et d’explications, la Fédération Française des Praticiens de Santé vous communique l’analyse des dernières projections demandées au HCRR et expertisées par l’actuaire de la CARPIMKO et des représentants des membres de la FFPS.

Vous trouverez ci dessous le document à télécharger.

 

14 février : la FNO mobilisée pour les orthophonistes salarié·e·s

Le 14 février, mobilisons-nous pour l’avenir de l’orthophonie à l’hôpital public

La FNO partage les revendications de l’intersyndicale et incite les orthophonistes à participer aux actions de défense de l’hôpital et du secteur médico-social le 14 février 2020.

Ce mouvement de défense de l’hôpital public a débuté il y a 10 mois, lancé par l’intersyndicale des grandes centrales représentatives des salariés de la fonction publique hospitalière et les collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux. Ils exigent désormais « l’ouverture de négociations sur l’avenir de l’hôpital public et des établissements de santé et de l’action sociale avec le Premier Ministre et le Président de la République ».

Un «plan d’urgence» avait été dévoilé fin novembre par Édouard Philippe et Agnès Buzyn. Il faisait suite à la journée de mobilisation exceptionnelle du 14 novembre dernier.  Il prévoit notamment une rallonge budgétaire et une reprise d’une partie de la dette des hôpitaux, ainsi que des primes pour certains personnels hospitaliers. Certaines des mesures de ce plan sont entrées en vigueur au 1er janvier 2020.

Aucune mesure de revalorisation des orthophonistes (ni des autres praticiens de santé) n’est prévue, et dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux, les postes d’orthophonie restent non pourvus, les orthophonistes salarié·e·s continuent d’être rémunéré·e·s sur des grilles injustes et à se voir proposer des postes précaires. Les difficultés de recrutement n’ont pas été résolues, les patient·e·s sont toujours en attente de soins orthophoniques et les étudiant·e·s en orthophonie en attente de lieux de stage pour leur formation clinique.

La FNO dénonce un passage en force et le mépris affiché des salarié·e·s sous-payé·e·s et précarisé·e·s ainsi que la manœuvre de division menée à coup de primes et d’indemnités.

Le 14 février, mobilisons-nous aux côtés des autres salarié·e·s en grève pour défendre l’accès aux soins, nos conditions de travail, l’avenir des retraites des orthophonistes salarié·e·s et nos rémunérations !

  • Vous êtes salarié·e du public et du privé : lisez notre guide pour se déclarer gréviste (avec les liens vers les préavis)

 

La FNO : la défense des orthophonistes salarié·e·s

La FNO poursuit son action pour obtenir la revalorisation des salaires des orthophonistes et l’amélioration de leurs conditions de travail dans les établissements publics et privés, ainsi que dans les structures médico-sociales.

Action auprès des parlementaires

Le 14 février 2017, à l’initiative de la FNO, 72 députés (dont Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin) avaient cosigné un courrier à destination du Premier ministre afin de l’alerter sur la disparition des soins orthophoniques dans les hôpitaux publics, sur la grande difficulté des patients à accéder aux soins en orthophonie et des étudiants en orthophonie à bénéficier de formation pratique dans les services hospitaliers.

3 ans plus tard jour pour jour, la FNO va relancer les 14 parlementaires encore en poste, ainsi qu’Olivier Dussopt, afin de leur faire état de la non avancée du dossier et pour solliciter une nouvelle fois leur soutien.

Action auprès des maires de France

La FNO va interpeller les maires d’ici le 15 mars prochain, date du 1er tour des élections municipales. Des courriers de demande de rencontre avec l’Association des maires de France (AMF) et l’association des maires ruraux de France seront envoyés dans les jours à venir. Ces élus siègent dans les conseils d’administration des hôpitaux de leurs communes. Ils ont également des revendications sur le maintien des soins sur leur territoire.

Le double objectif est la revalorisation des orthophonistes salariés de la fonction publique hospitalière et  territoriale et le classement des orthophonistes de la fonction publique territoriale, injustement considérés comme membres de la catégorie B (niveau BAC), dans la catégorie A.

La FNO présentera à cette occasion à ces élus de terrain sa campagne nationale de communication en faveur de l’amélioration de l’accès aux soins orthophoniques.

Action auprès des employeurs

La FNO poursuit les rendez-vous avec les fédérations d’employeurs.

Elle a d’ores et déjà obtenu de Nexem, l’organisation professionnelle des employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire privé à but non-lucratif, l’assurance d’une revalorisation dès 2020 des grilles salariales des orthophonistes salarié·e·s dans ses établissements, en adéquation avec leur niveau d’études.

D’autres rendez-vous sont à venir avec les autres fédérations d’employeurs, mais aussi avec les grandes centrales syndicales, seules représentatives des orthophonistes salariés dans la fonction publique hospitalière, et avec les associations de patients.

Soutien aux orthophonistes impacté⋅es par la grève

Cher·e·s collègues,

La grève dans les transports a impacté de nombreux⋅ses collègues (difficulté à se rendre sur le lieu de travail et difficultés, voire impossibilité pour les patients de se rendre jusqu’au cabinet de l’orthophoniste), avec notamment des pertes financières conséquentes.

Afin de vous accompagner au mieux, nous vous informons que :

  • en cas d’importantes difficultés financières à subvenir aux dépenses de la vie courante, vous pouvez solliciter votre syndicat régional qui vous guidera dans vos démarches de demande d’aide selon votre situation.
  • en cas de difficulté à régler les cotisations dues au titre de l’activité professionnelle, vous pouvez demander un étalement ou un report auprès de la Carpimko et de l’URSSAF.

Les syndicats régionaux restent à votre disposition pour tout renseignement.

Retrouvez les coordonnées de votre syndicat régional en cliquant ici.

La FNO vous présente ses meilleurs vœux pour 2020

Cher(e)s collègues,

Au nom de tous les membres du bureau, des chargés de mission, et des administrateurs de la FNO et de ses syndicats régionaux, je vous souhaite une très belle et heureuse année 2020, à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

 

2020 sera une année importante et débute par la poursuite d’une négociation ardue : celle de la réforme des retraites.

Cette réforme pour l’instant parait favorable aux orthophonistes libéraux mais il nous faut obtenir maintenant des garanties du gouvernement, des écrits fermes.

La FNO, comme les autres organisations membres de la FFPS, se réserve le droit d’appeler à des actions fermes, à rejoindre d’autres mouvements de contestation, si le gouvernement ne garantit pas dans les prochains jours aux praticiens de santé, la compensation des hausses de cotisation envisagée dans le régime universel, le maintien des réserves de la CARPIMKO à ses professionnels ainsi que la participation des représentants syndicaux à la gouvernance du système.

La FNO, au sein de la FFPS, a déjà prévenu le HCRR et attend des prochains rendez-vous des engagements du gouvernement.

 

2020 marquera aussi pour la profession une volonté et un engagement total : permettre un meilleur accès aux soins en orthophonie.

Pour qui ? Pour les patients et leurs familles qui sont pénalisés par l’impossibilité parfois de trouver un·e orthophoniste dans des délais acceptables.

Mais aussi pour nous, orthophonistes, qui en salariat comme en libéral, nous voyons obligés de refuser des demandes de soins parce que nos agendas ne le permettent plus, créant au sein même de la profession, un malaise de plus en plus palpable, et une augmentation de l’épuisement professionnel parmi les orthophonistes.

Notre profession est de plus en plus reconnue, nos compétences sont de plus en plus sollicitées, nos missions s’intensifient mais nous devrions les assurer à effectif constant, voire à effectif restreint (en particulier dans en exercice salarié).

 

La FNO et ses syndicats régionaux font de l’accès aux soins en orthophonie un thème prioritaire de cette année 2020

La Fédération a proposé des solutions pour le résoudre. Certaines ont déjà été mises en œuvre ou vont l’être dès le premier semestre 2020, comme la création de la plateforme de prévention grand public allo-ortho.com et le prolongement de ce site par un dispositif de conseil et de prévention dans 3 régions expérimentatrices, l’incitation à l’installation dans des zones très sous dotées, etc.

Mais les autres solutions ne dépendent plus des orthophonistes. Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates : l’augmentation importante des quotas d’étudiants formés chaque année, des salaires revalorisés qui permettraient une meilleure répartition de l’offre de soins en orthophonie entre la ville, l’hôpital et le médico-social, la formation par les orthophonistes des autres professionnels : les médecins pour une meilleure prescription, les enseignants pour un juste repérage des signes d’alertes de troubles, les AESH, etc.

 

D’autres combats vont aussi occuper une place importante de notre vie syndicale.

Nous continuerons dès cette rentrée à multiplier les rencontres et les échanges avec nos instances pour l’obtention de la parution de nos règles professionnelles, mais aussi pour la poursuite de l’évolution de la profession, et la défense de notre formation initiale et de nos compétences.

Nous devrons œuvrer ensemble à l’évolution de notre profession et à toujours réclamer l’autonomie et la responsabilité qui doivent être celles de professionnels aux pratiques avancées, celles des orthophonistes !

2020 sera donc riche et ambitieuse ! Ensemble, nous pourrons en franchir les différentes étapes et dessiner les pourtours de l’orthophonie du futur !

Très bonne année 2020 !

Anne Dehêtre
Présidente de la FNO