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AccueilVous êtes ?Questions éthiques : Fin de suivi

Fin de suivi

Adèle a 9 ans et présente un trouble spécifique du langage écrit (dyslexie). Elle bénéficie d’une prise en soins orthophoniques depuis le CE1.

Les scores obtenus lors du bilan de renouvèlement sont inférieurs aux normes attendues pour sa classe d’âge. Toutefois Adèle compense très bien ses difficultés et obtient des résultats scolaires corrects.

L’orthophoniste propose donc un arrêt des séances mais la famille refuse.

 

 

Dilemme

Quelle décision ? Comment ne pas prolonger ce suivi ?

Questions

Quel est l’avis d’Adèle ? Pourquoi la famille refuse l’arrêt ? Comment l’orthophoniste peut justifier sa décision ?

Éthique

On doit informer aussi bien la famille que l’enfant (en donnant des informations adaptées à sa maturité). La prise de décision sera faite par les parents, mais il est préconisé de prendre en compte l’avis de l’enfant. Il est important de faire le point avec l’enfant et avec ses parents en expliquant ce qui justifie la position de l’orthophoniste dans un langage clair, loyal et adapté. L’orthophoniste n’a pas à prolonger le suivi s’il n’est pas nécessaire, mais il faut agir à bon escient, avec bienveillance en tenant compte des craintes de la famille et éventuellement de l’enfant. Bien expliquer ce qu’est le soin orthophonique, son but et ses résultats, de façon claire en s’assurant de la bonne compréhension peut aider à mettre en évidence les acquis positifs et à justifier l’arrêt. La poursuite est-elle délétère ou non ? L’orthophoniste a aussi des valeurs, par exemple en estimant que le suivi orthophonique n’a plus lieu d’être, au regard de la bonne adaptation d’Adèle.

Quelques propositions

Prévoir quelques séances avant la fin du suivi afin de dialoguer avec l’enfant et la famille pour préparer la fin du suivi. Donner la possibilité de revoir à distance l’orthophoniste.