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La FNO soutient la mobilisation nationale du 18 novembre 2021 dans le secteur médico-social

La Fédération Nationale des Orthophonistes soutient la mobilisation nationale du 18 novembre 2021 dans le secteur médico-social

 

Des préavis de grève et des manifestations sont prévues un peu partout en France, dont une à Paris à 13h devant le ministère des Solidarités et de la Santé pour défendre notamment, le soin et l’accès au soin dans les structures, sanitaires, sociales et médico-sociales.

 

La FNO est solidaire de ces mouvements car elle dénonce depuis des années la situation des orthophonistes salarié·es : la non reconnaissance de leur niveau de qualification, de compétences et de responsabilité, la faible attractivité des salaires les inégalités de traitement renforcées par le Ségur de la Santé, le morcellement des postes : multiples temps partiels, non compatibles avec la vie personnelle des professionnels, la disparition des postes par faute d’embauche, la sous-traitance des soins orthophoniques vers le secteur libéral déjà surchargé, et les demandes massives de conventionnement.

La FNO rappelle que : la qualification des orthophonistes se situe au grade Master, L’orthophonie est une profession aux pratiques avancées, le métier d’orthophoniste est reconnu comme métier en tension : avec plus de 31% de recrutements difficiles, au regard de la population en poste, les orthophonistes apparaissent comme les plus difficiles à recruter.

Les orthophonistes salarié⋅es défendent le travail pluridisciplinaire, la qualité et la continuité des soins.

ils et elles défendent l’accès au soin pour les patient·es et l’accès à la formation pratique pour les futurs diplômé·es qui éprouvent actuellement des difficultés à trouver des lieux de stage dans des établissements de santé ou des structures médico-sociales…

Aujourd’hui, les orthophonistes salarié⋅es vivent une situation de précarité, financière et statutaire et quittent leur poste.

Cette disparition a des conséquences graves :

  • Pour les patients, qui ne bénéficient pas des soins nécessaires et qui voient leurs troubles aggravés !
  • Pour les orthophonistes libéraux, qui voient leurs cabinets saturés par la sous-traitance des soins orthophoniques qui devraient être effectués en établissement !

La FNO alerte depuis de nombreuses années le Ministère, le Gouvernement et le Président de la République. La FNO rencontre les Fédérations d’employeurs et même si elle n’est pas à la table des négociations, elle saura faire entendre ses revendications.

La FNO soutient la mobilisation du 18 novembre et invite les orthophonistes à rejoindre les collègues du secteur sanitaire, social et médicosocial pour la reconnaissance réelle du statut de l’orthophoniste et l’harmonisation de la rémunération en fonction des niveaux de qualification et de compétences.

 

 

 

Communiqué de presse – Accès direct aux soins en orthophonie

Accès direct aux soins en orthophonie :

Bien loin d’un danger, c’est un parcours de soins simplifié pour

une coordination renforcée entre professionnels de santé

 

Depuis l’adoption par l’assemblée nationale d’un article proposant « l’accès direct » pour certaines professions de santé dont les orthophonistes dans le PLFSS 2022, les communiqués de presse de certaines organisations médicales visant à dénoncer les expérimentations se multiplient.

Ces réactions d’un autre temps, s’appuyant sur une vision verticale du rapport prescripteur/ prescrit, agitent des peurs injustifiées. Elles ne reposent que sur la méconnaissance du projet, pourtant exposé – la FNO le rappelle- à tous les syndicats représentatifs des médecins depuis plusieurs années, et notamment rappelé lors du vote d’un article non limitatif, lors de la loi Rist en avril dernier.  Ces communications nient la réalité du rapport médecin/orthophoniste/patient sur le terrain.

La FNO rappelle que l’accès direct aux soins s’inscrit dans un projet global pour essayer de faciliter l’accès aux soins en orthophonie. 20 propositions ont été présentées au ministre de la Santé, certaines ont déjà été mises en œuvre et c’est un déploiement de toutes ces actions qui permettra à plus de patients d’être pris en soins en orthophonie.

La FNO rappelle que dans son projet présenté aux syndicats médicaux et aux tutelles :

  • L’accès direct ne sera pas exclusif; l’accès avec prescription sera toujours possible.
  • L’accès direct tel que proposé par la FNO est sécurisé pour le patient en préservant l’avis médical. Le compte rendu au médecin de bilan orthophonique est déjà obligatoire depuis 2002.
  • l’accès aux soins orthophoniques sans diagnostic médical préalable dans un grand nombre de cas est une réalité de terrain depuis plus de 20 ans. La réalité du parcours de soins n’a entraîné aucun risque pour les patients ; ce parcours est basé sur la coordination de soins et sur une expertise reconnue.
  • L’orthophoniste souhaite continuer à agir dans ses domaines de compétences : aucune délégation ou transfert de tâches n’est réclamé par la profession.
  • Les orthophonistes orientent massivement les patients vers des examens complémentaires (via leur médecin traitant) chez des médecins spécialistes et particulièrement pour des examens ORL.
  • Actuellement, près de 20 % des prescriptions médicales de bilan orthophonique que les orthophonistes sont règlementairement tenus de réaliser ne sont pas nécessaires et relèvent d’un mauvais adressage.

La FNO s’étonne que l’interdisciplinarité et la juste reconnaissance des compétences autonomes de chaque professionnel aient encore besoin d’être argumentées et défendues, malgré la réalité des coopérations et de l’évolution des organisations des soins sur le terrain.

À une ère où le patient est devenu central dans le soin, où chaque professionnel de santé peut contribuer à ce qu’il agisse au mieux pour sa santé, à une ère où les actions de prévention, d’information, d’éducation, permettent à chacun de jouer son rôle, les professionnels de santé peuvent travailler en bonne entente. Le médecin généraliste comme les autres spécialités médicales sont indispensables et doivent rester « pivots » du système.

La FNO rappelle qu’il est temps de fluidifier les parcours de soin pour le bénéfice du patient.

La FNO soutient les médecins généralistes et spécialistes dans leur combat pour une juste reconnaissance de leur profession, une juste valorisation de leurs actes et de leurs missions.

Mais cette juste reconnaissance et cette valorisation des médecins, difficile à obtenir en effet, ne doit pas se faire au détriment des autres professionnels de santé ni passer par une dévalorisation et une pénalisation des « prescrits » par les prescripteurs.

La FNO appelle au contraire toutes les organisations représentatives des professionnels de santé à être unies et à se battre ensemble pour faire reconnaitre justement les compétences spécifiques à chaque profession et pour qu’elles soient valorisées à leur juste niveau.

Les orthophonistes ravis de la fin possible de l’ordonnance pour les consulter

Les orthophonistes ravis de la fin possible de l’ordonnance pour les consulter

Article paru le 24 octobre 2021 sur sudouest.fr

Élodie Derrien-Pascual, vice-présidente de la Fédération nationale des orthophonistes, se réjouit des amendements déposés à l’Assemblée nationale à propos de l’accès direct aux soins d’orthophonie…

Cliquez ici pour lire l’article.

La revalorisation des actes : une nécessité !

La revalorisation des actes est une nécessité : pour maintenir la qualité des soins pour tous les patients de tout le territoire

 

Les 80 administrateurs·trices du Conseil d’Administration, représentant l’ensemble des syndicats régionaux de la FNO ont adopté  à l’unanimité une motion, demandant la revalorisation de l’AMO, lettre clé des actes d’orthophonie.

Les administrateurs affirment que les orthophonistes attendent un geste fort du ministère de la santé pour leur permettre de soigner les patients et de répondre aux besoins de soins sur le territoire.

La lettre clé des consultations des orthophonistes n’a pas été revalorisée depuis 10 ans alors que le coût de la vie a connu une augmentation constante sur la même période.

  • Le déplacement pour une séance à domicile d’un patient est de 2,50€. Ce tarif ne permet plus  de se déplacer à domicile (soins de plus en plus indispensables avec le vieillissement de la population et les maladies chroniques)
  • Tous les actes de prévention ayant pour objectif de limiter une apparition des troubles ou leur aggravation auprès des patients, des familles et du grand public sont des actes « non rémunérés/bénévoles »

Les orthophonistes veulent avoir les moyens de répondre aux besoins de soins sur le territoire.

 

Augmenter l’AMO des orthophonistes :  une nécessité !

 

Le principe de l’ouverture de négociations tarifaires à l’automne 2021 a été acté dans l’avenant 18 ; la profession ne peut plus attendre !

Depuis 10 ans, la lettre-clé des orthophonistes (AMO) n’a pas été revalorisée alors que le coût de la vie a connu une augmentation constante.

La profession a été parmi les professions de santé la plus impactée économiquement par la crise sanitaire. Les honoraires des orthophonistes ont baissé de plus de 14 % en 2020, ce qui a été souligné lors de la présentation de la commission des comptes de la Santé, le 21 septembre dernier. La caisse d’Assurance maladie reconnaît la bonne maîtrise historique des dépenses de soins en orthophonie, ainsi que le bon déroulement des expérimentations menées avec la profession.

Le Conseil d’Administration de la FNO, réuni ce dimanche 17 octobre 2021, demande que l’augmentation de l’AMO soit LA PRIORITÉ des négociations conventionnelles qui doivent s’ouvrir.

Les orthophonistes attendent une augmentation conséquente et équitable pour toutes et tous ! Le ministre de la Santé et le Directeur de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie doivent prendre leurs responsabilités.

 

Présentation de la FNO : Syndicat professionnel qui fédère 8 200 orthophonistes, la FNO représente
l’Orthophonie et les orthophonistes aux niveaux national et local. Elle vise à défendre et promouvoir leur exercice et à améliorer la qualité des soins, pour les patients et pour le système de santé.

Contacts presse :

  • Anne DEHÊTRE – 06 78 12 51 48, présidente de la FNO – 06 78 12 51 48
  • Christophe RIVES – 06 86 76 05 89, vice-président en charge de l’exercice libéral et de l’interprofessionalité – 06 86 76 05 89

 

Les libéraux de santé : La FNO s’unit à 10 syndicats représentatifs

La FNO s’unit à 10 syndicats représentatifs des professionnels de santé pour défendre des objectifs communs

 

Ce mercredi 8 septembre 2021, la création d’une nouvelle intersyndicale rassemblant les des organisations syndicales représentatives des professionnels de santé libéraux a été actée : les Libéraux de Santé (LDS).

La création des Libéraux de Santé redonne une place forte à la coordination entre TOUS les professionnels de santé, “médicaux” et “praticiens de santé”.

Cette organisation sera la force des professionnels de santé, pour permettre d’avancer ensemble sur des projets et objectifs communs, avec au cœur de sa politique, un attachement fort au conventionnement national avec l’Assurance Maladie.

Elle sera le point d’ancrage d’une coordination souple, efficace et adaptée à l’exercice réel, et qui devra être reconnue et valorisée par les tutelles.

Constituée de 11 organisations représentatives issues majoritairement du CNPS et de la FFPS, elle rassemble des représentant·es de toutes les professions de santé : chirurgiens-dentistes (CDF), médecins (CSMF, SML), masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR), infirmiers (FNI), orthophonistes (FNO), pédicures-podologues (FNP), pharmaciens (FSPF), audioprothésistes (SDA), biologistes (SDB) et orthoptistes (SNAO).

Ensemble, elles défendront l’indépendance et la liberté dans l’exercice professionnel, le système conventionnel, et la solidarité interprofessionnelle

La FNO s’engage avec énergie et détermination dans une nouvelle définition du paysage syndical. Elle sera représentée par Anne Dehêtre, présidente de la FNO, au sein du Conseil des présidents, aux côtés des présidents des structures représentées.

Anne Dehêtre occupera également la place de Vice-Présidente dans le bureau des Libéraux de Santé.

Le Conseil des Présidents

  • Philippe BESSET (FSPF)
  • François BLANCHECOTTE (SdB)
  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Sébastien GUERARD (FFMKR)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)
  • Philippe VERMESCH (SML)

 

Composition du bureau des Libéraux de Santé :

Président : Sébastien GUERARD (FFMKR)

1er Vice-Président : François BLANCHECOTTE (SdB)

Secrétaire : Pascale LEJEUNE (FNI)

Trésorier : Philippe BESSET (FSPF)

Vice-Présidents :

  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Catherine MOJAÏSKY (Les CDF)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Philippe VERMESCH (SML)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)

Les libéraux de santé : création d’une nouvelle intersyndicale

«Les Libéraux de Santé » : une nouvelle structure interprofessionnelle
fondée par 11 syndicats représentatifs de professionnels de santé

 

Communiqué de presse publié le 8 septembre 2021 par « Les libéraux de santé »

Paris, le 8 septembre 2021 | Les CDF, la CSMF, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, la FSPF, le SDA, le SDB, le SML et le SNAO, annoncent la création d’une nouvelle intersyndicale : Les Libéraux de Santé. Au moment où se dessine une ligne de fracture autour de l’organisation du système de santé sur la place la médecine de ville libérale avec le glissement vers un système hyper administré, la création des Libéraux de Santé engage une recomposition du paysage syndical. Son objectif : réaffirmer les positions volontaristes d’organisations syndicales représentatives qui pèsent et partagent la même vision de la défense de l’exercice libéral.

Portés par des valeurs communes et le désir de former une organisation réellement représentative des professionnels de santé libéraux, quel que soit leur métier, ces onze syndicats représentatifs et historiques principalement issus du Centre national des professions libérales de santé (CNPS) et de la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) unissent leurs forces pour défendre l’exercice libéral et les professionnels de santé de ville. Les organisations fondatrices des Libéraux de Santé sont par ailleurs majoritaires au sein de l’Union Nationale des Professions de Santé (UNPS) et toutes membres de l’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL).

Les Libéraux de Santé, c’est tout d’abord une évidence syndicale. Toutes ces organisations sont fondées sur un modèle de fédération ou confédération prônant des valeurs communes d’indépendance et de liberté de l’exercice, de responsabilité, de solidarité et d’attachement au système conventionnel.

La création des Libéraux de Santé est également une nécessité démocratique à l’heure où les nouvelles structures associatives se multiplient en dehors des syndicats et sont instrumentalisées par les pouvoirs publics pour imposer des mesures contestées par les organisations représentatives. Les Libéraux de Santé estiment que seuls les syndicats représentatifs peuvent engager les professions. Par ailleurs, l’assouplissement de l’application des critères de représentativité conduit le Gouvernement à reconnaitre des syndicats disposant d’une faible structuration et d’un socle d’adhérents insuffisant. Cette situation provoque une balkanisation de la représentation des professions et dessert les métiers.

Enfin, la constitution des Libéraux de Santé répond aussi à une urgence politique. Le Ségur de la Santé a complètement ignoré les libéraux et la crise sanitaire a démontré les faiblesses de notre système de santé et dégradé les comptes de la Sécurité Sociale. A l’aube des discussions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022, les Libéraux de santé veulent porter la vision commune des syndicats au service des professions de santé libérales et des soins de ville sur les dossiers transversaux et construire des propositions pragmatiques pour répondre aux grands enjeux de santé publique au premier rang desquels le vieillissement de la population.

La création des Libéraux de Santé engage une recomposition du paysage syndical. Les politiques, notamment les candidats à l’élection présidentielle, ainsi que les Administrations doivent savoir qu’ils devront faire avec Les Libéraux de Santé pour les réformes et évolutions à venir.

Les principaux dossiers dont les Libéraux de Santé vont s’emparer collectivement sont notamment :

  • L’organisation de la prise en charge des patients âgés et dépendants dans le cadre de la coordination des soins à travers les équipes de soins coordonnées autour du patient (Escape)
  • La reprise en main du périmètre des métiers et de la formation initiale
  • L’avenir de la formation professionnelle continue et la certification périodique
  • Le financement des soins de ville et la réforme de l’Ondam
  • Le rééquilibrage des relations avec l’assurance maladie dans le cadre conventionnel
  • La clarification du rôle des complémentaires santé et la construction d’un dialogue constructif et équilibré.
  • Le déploiement d’une santé numérique maîtrisée et à visage humain

Cette intersyndicale sera pilotée par un Conseil des présidents pour faire vivre des positions communes, construire des propositions et solutions d’avenir, et lorsque c’est nécessaire, organiser des actions de défense des intérêts communs des professions de santé libérales.

 

Le Conseil des Présidents :

  • Philippe BESSET (FSPF)
  • François BLANCHECOTTE (SdB)
  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Sébastien GUERARD (FFMKR)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)
  • Philippe VERMESCH (SML)

 

Composition du bureau des Libéraux de Santé :

Président : Sébastien GUERARD (FFMKR)

1er Vice-Président : François BLANCHECOTTE (SdB)

Secrétaire : Pascale LEJEUNE (FNI)

Trésorier : Philippe BESSET (FSPF)

Vice-Présidents :

  • Anne DEHETRE (FNO)
  • Luis GODINHO (SdA)
  • Jean-Loup LAFEUILLADE (FNP)
  • Catherine MOJAÏSKY (Les CDF)
  • Mélanie ORDINES (SNAO)
  • Jean-Paul ORTIZ (CSMF)
  • Philippe VERMESCH (SML)
  • Daniel GUILLERM (FNI)
  • Thierry SOULIE (Les CDF)

Anne Dehêtre élue secrétaire générale de l’UNPS

Communiqué de presse :  Élection du Bureau de l’UNPS

Le Docteur William Joubert a été élu, lors de l’Assemblée plénière du 2 septembre 2021, Président de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), pour un nouveau mandat de deux ans à la tête de l’institution.

Médecin généraliste libéral installé au Mans depuis 1985, le Docteur William Joubert a créé le Syndicat des Médecins Libéraux  (SML)de la Sarthe. Il occupe depuis fin 2014, le poste de Secrétaire Général du SML National.

Il a été élu Secrétaire général de l’UNPS de 2008 à 2013 puis de 2014 jusqu’au 11 septembre 2020, date à laquelle il est devenu Président de l’Union.

L’UNPS regroupe les 23 organisations reconnues comme étant les plus représentatives des professions de santé libérales : audioprothésistes, biologistes responsables, chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins, pharmaciens titulaires d’officine, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, sages-femmes et transporteurs sanitaires.

Les travaux conduits par l’UNPS depuis sa mise en place en 2005 ont permis d’en faire une force de proposition reconnue.

Le Docteur William Joubert sera entouré, pour ce mandat, d’un Bureau représentant la diversité des professions de santé libérales :

  • Secrétaire générale : Anne Dehêtre (orthophoniste / FNO)
  • Trésorier général : François Wilthien (médecin / MG France)
  • Vice-présidents : François Blanchecotte (biologiste responsable / SDB), Fabrice Camaioni (pharmacien d’officine / FSPF), Sébastien Guérard (masseur-kinésithérapeute / FFMKR), Daniel Guillerm (infirmier / FNI), Catherine Mojaïsky (chirurgien-dentiste / les CDF),  Jean-Paul ortiz (médecin / CSMF),  John Pinte(infirmier / SNIIL)
  • Secrétaire général adjoint : Jean-Loup Lafeuillade (pédicure-podologue / FNP)
  • Trésorier général adjoint : Laurent Milstayn (orthoptiste / SNAO)

Le programme de travail annoncé s’inscrit dans la lignée des avancées de l’UNPS :

En recherchant toujours le plus grand dénominateur commun et dans la continuité du travail accompli par le Bureau précédent, l’UNPS portera la vision d’une coordination souple et efficace entre la ville, l’hôpital et le secteur médicosocial : les équipes de soins coordonnées autour du patient, dites « ESCAP » devront être reconnues dans l’accord- cadre interprofessionnel (ACIP).

L’Union s’attachera tout particulièrement au développement rapide des outils informatiques interopérables mis à disposition des professionnels de santé.

La prévention, le dépistage, l’éducation pour la santé, la démographie professionnelle, la formation interprofessionnelle, la permanence des soins, la protection sociale des professionnels de santé libéraux, l’environnement européen ainsi que toutes les spécificités du monde libéral constitueront également les axes de travail de l’UNPS.

Le Ségur : une réalité différente des effets d’affichage !

Le Ségur : une réalité différente des effets d’affichage !

 
L’intersyndicale des orthophonistes a pris connaissance de la parution de nouvelles grilles de salaires pour les professionnel·le·s de santé de la Fonction Publique Hospitalière.

L’objectif affiché par le gouvernement est de donner une traduction concrète de la revalorisation salariale promise par le Ségur de la Santé.
 

Mais nous dénonçons les faits suivants :

  • La non prise en compte du CTI dans les grilles (celui-ci demeure un Complément de Traitement Indiciaire pouvant ne pas être pérennisé) ;
  • Le manque de revalorisation de salaire (à part le CTI) pour les contractuel.le.s très nombreux parmi les orthophonistes (postes à temps non complets…), ces grilles ne concernant que les titulaires ;
  • Elles ne respectent pas les niveaux d’étude dans la définition des niveaux de salaires (exemple bac + 5 pour les orthophonistes)
  • L’inégalité de traitement entre les professions de même niveau d’études : L’orthophoniste débute au grade 1 à un salaire inférieur à celui d’autres professions ;
  • L’allongement de la durée avant d’atteindre le dernier échelon : un orthophoniste en fin de carrière, en classe supérieure, à l’échelon 9, est reclassé à l’échelon 5 (avec seulement ¾ de son ancienneté reprise) et n’atteindra jamais les échelons 7 et 8 (voire 6), avant son départ à la retraite ;
  • Le ralentissement de la progression de carrière : Le passage au 2ème grade (anciennement classe supérieure) est retardé ; l’éligibilité sera atteinte à l’échelon 6 avec 6 mois de services effectifs (actuellement à l’échelon 5 avec 2 ans d’ancienneté) ;
  • Et les quotas promu-promouvables resteraient inchangés (22% en 2021).

Ces nouvelles grilles ne revalorisent donc pas à leur juste valeur les personnels actuellement en poste. Ce sont pourtant eux qui n’ont pas déserté l’Hôpital en crise, malgré leurs salaires injustes et leurs mauvaises conditions de travail.

Le manque d’attractivité de l’Hôpital affaiblit  les capacités de soin pluridisciplinaire, engorge les cabinets libéraux et réduit l’offre de stages pour les étudiant.e.s en orthophonie… qui ne sont donc pas incité·e·s à venir s’engager à l’Hôpital !
 

Les orthophonistes revendiquent :

  • Une application des grilles à tout le personnel, qu’il soit contractuel ou titulaire,
  • Un reclassement des le.s en poste avec prise en compte de TOUTE l’ancienneté dans l’échelon (vs une ancienneté fractionnée) et pour TOUS les échelons,
  • Une titularisation proposée à tou·te·s les contractuel·le·s en CDI, CDD,
  • Le dégel du point d’indice,
  • Un déroulement de carrière linéaire sans barrière entre le grade 1 et 2,
  • Un déroulement de carrière plus court afin de permettre à chacun·e d’atteindre avant la retraite les indices sommitaux corrélés aux niveaux de diplômes.

912 étudiants en 1ère année en 2021 : Ridicule !

912 étudiants admis en première année d’études en orthophonie pour la rentrée 2021 : RIDICULE !

 

Seulement 912 étudiant·es entreront dans les différents centres de formation en septembre 2021 alors qu’ils étaient 960 à la rentrée 2020 !

La FNO dénonce cette baisse de quota, quand partout en France des patients attendent parfois jusqu’à 2 ans avant d’avoir un premier rendez-vous !

La FNO déplore le fait que depuis des années, ce quota, d’un niveau inacceptablement bas, est attribué en fonction des moyens financiers et humains des universités et non en fonction des besoins réels de la population.

La FNO regrette que seuls les centres de formation en orthophonie aient été interrogés sur le nombre d’étudiants à intégrer en première année, et que les représentants de la profession, au fait des réalités de terrain, n’aient pas pu exprimer les besoins réels, l’engorgement des cabinets d’orthophonie, la vacance des postes en salariat.

Partout en France les orthophonistes subissent une pression quotidienne ! Submergé.es par des demandes auxquelles ils/elles ne peuvent plus faire face.

Les patient·e·s, de tous âges et présentant des pathologies souvent invalidantes sur le plan du langage oral et écrit, de la communication comme de la déglutition, font des kilomètres pour trouver un·e·orthophoniste, les professionnel·le·s de santé débordé.es n’arrivent plus à répondre aux demandes, les listes d’attente s’allongent et l’épuisement professionnel est en constante augmentation.

La FNO dénonce le fait qu’une partie de la population française ne puisse pas avoir accès aux soins orthophoniques dans des délais raisonnables selon leurs besoins.

La FNO a proposé plusieurs solutions d’amélioration de l’accès aux soins aux 3 derniers ministres de la Santé, mais l’augmentation des quotas restent une solution indispensable pour réduire les délais et diminuer la pression quotidienne subie par les patients et les orthophonistes.

La FNO continuera de se battre pour une augmentation significative des quotas, afin de permettre aux patients d’obtenir en temps voulu les soins dont ils ont besoin, et de soulager l’épuisement professionnel qui touche de plus en plus d’orthophonistes.

La lecture : une priorité pour la FNO et les orthophonistes

La lecture : depuis longtemps une priorité pour la FNO et les orthophonistes !

 

Ce 17 juin 2021, Emmanuel Macron proclame la lecture comme grande cause nationale. Des initiatives visant à promouvoir la lecture et son apprentissage seront déployées sur le territoire pendant un an.

Les orthophonistes, professionnels de santé experts dans les troubles de la communication orale et écrite, prennent en soin les personnes de tous les âges.

Les orthophonistes agissent sur le terrain auprès de leurs patients, avec les familles et les partenaires de la santé, du médico-social et de l’éducation :

  • en évaluant les compétences et déficits des patients afin d’établir un diagnostic orthophonique et éventuellement un projet thérapeutique.
  • en rééduquant et en compensant les troubles spécifiques du langage écrit
  • en prenant en soin précocement les troubles du langage oral, afin de permettre une entrée optimale dans le langage écrit.
  • en contribuant à l’information et l’éducation thérapeutique des patients
  • en proposant de la Prévention auprès du grand public pour un dépistage et une prise en soins précoce, notamment à travers l’expérimentation de dépistage en petite section de maternelle déployée dans 3 villes en collaboration avec le Ministère de l’Éducation Nationale
  • en proposant de la Prévention auprès des patients et familles pour éviter les surhandicaps.
  • en luttant contre l’illettrisme et pour une meilleure littératie en santé
  • en permettant la structuration et le maintien tout au long de la vie de capacités d’accès à l’information,
  • en agissant au plus tôt pour permettre le développement du plaisir de lire.

Les orthophonistes, au travers de la recherche, contribuent à l’actualisation et à l’approfondissement des connaissances concernant les pathologies du langage écrit. Les orthophonistes sont impliqué.es au quotidien dans des actions de prévention, d’évaluation, de rééducation et de réhabilitation des compétences en lecture.

La Fédération Nationale des Orthophonistes, seul syndicat représentatif des orthophonistes, avec l’UNADREO, société savante en orthophonie, a initié depuis 2019 l’élaboration de recommandations professionnelles sur les troubles du langage écrit, selon la méthodologie de la Haute Autorité de Santé.

Ce projet de recherche, qui paraitra à l’automne 2021, permettra de réaffirmer la place de professionnels de santé experts et de soignants qu’occupent les orthophonistes dans les troubles neurodéveloppementaux que sont les troubles spécifiques du langage écrit.