L'accès à la totalité de l'article est réservé aux adhérents
S'identifier - Pourquoi adhérer ?
AccueilActualitésCadre législatif

La FFPS s’oppose à la création d’une nouvelle profession intermédiaire

PPL RIST : Opposés à la création d’une nouvelle profession intermédiaire, les Libéraux de santé proposent un travail sur le périmètre des métiers actuels

Le Centre national des professionnels de santé (CNPS) et la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) s’inquiètent du contenu de la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, portée par plusieurs députés de la Majorité afin de mettre en œuvre les mesures décidées dans le cadre du Ségur de la Santé. Au rebours de simplifier et de créer de la confiance, ce texte ajoute de la confusion et nuit à la lisibilité d’une organisation des soins déjà considérablement complexifiée au fil des réformes successives.

Cette proposition de loi prévoit notamment la création d’une nouvelle profession de santé à mi‐chemin entre « le médecin diplômé d’un bac +10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3 ». C’est aller au‐delà des conclusions du Ségur de la Santé. En effet, il était prévu de lancer une mission de réflexion, associant les ordres professionnels avec l’ensemble des acteurs, sur la création d’une nouvelle profession médicale intermédiaire, en milieu hospitalier.

Le CNPS et la FFPS, ne comprennent pas cette soudaine précipitation, et ont du mal à cerner les contours de cette nouvelle profession alors qu’aucune étude d’impact, ni aucune concertation préalable, n’ont été conduites.

Les Libéraux de santé doutent de l’intérêt de la création de cette profession à marche forcée, et de son positionnement futur dans l’organisation des soins, alors même que débute seulement le déploiement des pratiques avancées que les conclusions du Ségur ambitionnaient justement d’accélérer. Pour ces raisons, le CNPS et la FFPS y sont très fermement opposés et réclament le retrait du premier article de la PPL Rist.

Plutôt que la création d’un nouveau métier qui ne trouverait pas sa place, le CNPS et la FFPS proposent de capitaliser sur les nouvelles logiques libérales d’organisations coordonnées des soins de proximité et d’engager un travail de fond sur les contours des différentes professions afin de construire un consensus sur des évolutions consenties, qui permettront d’accompagner les évolutions des besoins et des prises en charge en ville.

La FNO s’oppose à la proposition de loi de Stéphanie Rist

La FNO s’oppose à la proposition de loi de Madame la députée Rist

Suite au Ségur de la Santé, une proposition de loi visant à améliorer le système de santé portée par le groupe LREM a été déposée par la députée Madame Stéphanie Rist.

Cette proposition de loi propose la création d’une profession médicale intermédiaire afin de simplifier « les dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun·e ».

Ce projet de loi ne semble pas porter la simplification du système de soins mais ajouterait encore une strate à une hiérarchie déjà lourde des acteurs de santé. Aucune consultation préalable auprès des représentant·e·s des professionnel·le·s de santé n’a été menée préalablement, ce qui aurait peut-être permis de rappeler que, contrairement à ce qui apparaît dans la présentation de la loi, qu’il existe des professionnels de santé qui exercent avec un niveau de formation entre le niveau BAC+3 et BAC+10 !

Actuellement, les orthophonistes, spécialistes du langage, de la communication et des fonctions oromyofaciales, sont des professionnel·le·s à pratique avancée titulaires d’un grade Master, d’un bac + 5. Ils.elles exercent de façon autonome et responsable et apportent leur expertise dans de nombreux domaines auprès de l’ensemble des acteur·rice·s du parcours de soin.

Une fois encore la FNO regrette que cette proposition ne tienne pas compte du champ de compétences propre aux orthophonistes et que leur qualification et leur exercice professionnel·le·s ne soit pas reconnu à leur juste niveau.

C’est pourquoi la FNO demande le retrait de cette proposition de loi, en l’état.

Plus que la création d’une nouvelle profession, la FNO propose de réaffirmer les champs de compétences de chaque profession de santé, d’ouvrir l’accès direct aux soins dans certains cas et de faciliter l’accès aux soins en cas d’urgence.

Élections URPS : la FNO seul syndicat habilité à déposer des listes

Élections URPS : la FNO seul syndicat habilité à déposer des listes

 

Pour la première fois, les orthophonistes seront amené·es à voter pour leurs représentant·es URPS, par voie électronique, du 31 mars au 7 avril 2021.

La FNO, seul syndicat à avoir déposé un dossier, a été habilitée le 4 novembre à déposer des listes.

Via ses syndicats régionaux, la FNO déposera des listes de candidat·es dans toutes les régions de France.

Il est important que les orthophonistes soient nombreux·euses à voter, cela permettra d’acter la légitimité des membres élu·es et de renforcer le mandat qui leur est donné.

 

Vidéo : c’est quoi l’URPS ?

La FNO vous propose une vidéo pour tout savoir sur les URPS en moins de 2 minutes !  Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire la vidéo.

 

Connaissez-vous vraiment votre URPS ?

Comment fonctionnent les URPS, qui sont ses membres et comment sont-ils·elles nommé·es, quelles actions mènent-elles, qui les finance ?

La FNO vous propose un quizz, quelques secondes suffisent pour participer !

Vous pourrez également poser vos questions ou exprimer votre avis.

Nous vous remercions pour votre participation !

 

Retrouvez ci-dessous une infographie sur les URPS, leur fonctionnement, leurs missions et les élections :

Justificatifs de déplacement

Chèr·e·s collègues,

Après plusieurs interrogations à ce sujet, nous rappelons que pendant cette période de confinement, vous pouvez vous déplacer dans le cadre de vos trajets professionnels en remplissant une attestation de déplacement dérogatoire accompagnée de votre Carte de Professionnel de Santé, une feuille de soin barrée ou votre caducée (pour rappel, ce dernier est téléchargeable par les adhérent(e)s sur la page d’accueil du site de la FNO, rubrique “Mon profil”).

Les patients peuvent également se rendre à leurs rendez-vous dans nos cabinets en remplissant cette même attestation.

Aucun autre document n’est nécessaire pour justifier les rendez-vous médicaux.

Tout savoir sur le forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet

FAMI : Forfait d’aide à la modernisation et informatisation du cabinet professionnel

L’article 29 de l’avenant 16 à la convention nationale a modifié les conditions d’attribution des aides à la télétransmission, qui s’appellent désormais aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet professionnel. Ce forfait vise à accompagner les professionnels investissant dans des outils et organisations nouvelles facilitant leur pratique, la gestion de leur cabinet au quotidien et la prise en charge coordonnée de leurs patients.

Il s’agit désormais d’une aide globale de 490€, versée par l’Assurance Maladie si les 5 indicateurs sont atteints.

Afin de bénéficier de cette aide, les orthophonistes doivent se rendre sur leur espace professionnel sur le site ameli.fr, pendant la période de déclaration, soit entre le 15 janvier 2021 et le 2 mars 2021.

La saisie des indicateurs est réalisée dans l’espace amelipro via la rubrique «activités», onglet « ma convention » ou sur papier libre auprès de la caisse d’assurance maladie de rattachement.

Ils devront alors cocher certains critères :

 

Indicateur 1 :

Utiliser un logiciel métier certifié par la HAS, compatible DMP (Dossier Médical Partagé) pour faciliter le suivi des patient.e.s et leur prise en charge coordonnée, et compatible avec le recours aux téléservices tels que l’applicatif ADRi.

Validation de l’indicateur :

Si le ou la professionnel.le a utilisé son logiciel de télétransmission pour ouvrir, alimenter ou consulter un DMP, la case sera précochée. Attention, cela ne fonctionne pas si la manipulation a été faite via le site du DMP.

Si aucun DMP n’a été ni créé, ni alimenté, ni consulté, la case devra être cochée manuellement, et, la première année ou en cas de changement de logiciel, un justificatif pourra être demandé. Le justificatif peut être une facture, un bon de commande émis ou une attestation de l’éditeur de logiciel de télétransmission précisant :

  • l’éditeur du logiciel,
  • le nom du logiciel,
  • la date de son acquisition,
  • la mention « DMP compatible »,
  • indiquer, le cas échéant, la mention du recours à un autre éditeur pour assurer cette
    compatibilité (ex connecteur),
  • préciser si le ou la professionnel.le a souscrit à un pack complémentaire spécifique.

En cas de déclaration manuelle par le professionnel sur amelipro, l’indicateur n’est validé que sous réserve de la transmission effective des justificatifs à la caisse de rattachement.

A noter que les éditeurs de logiciels ont été informés et doivent transmettre aux professionnels équipés les informations permettant de déclarer la compatibilité de leur logiciel à l’usage du DMP. Il suffit d’avoir un logiciel compatible DMP au 31/12/2020.

/!\ Cet indicateur était neutralisé jusqu’à maintenant, il ne l’est pas pour l’année 2020 ; le pourcentage d’éditeurs proposant ce type de logiciels étant désormais largement majoritaires .

 

Indicateur 2 :

Le logiciel de télétransmission doit être doté d’une version du cahier des charges Sesam-Vitale intégrant les derniers avenants publiés sur le site du GIE Sesam-Vitale au 31/12 de l’année 2019. L’objectif est que l’outil de facturation comporte les fonctionnalités les plus à jour et notamment celles simplifiant les échanges avec l’Assurance maladie.

Pour valider cet indicateur les professionnels doivent à la fois :

  • être équipés de la version du cahier des charges (1.40 addendum 7 du cahier des charges SESAM-Vitale)
  • être équipés des avenants (Tiers Payant ALD-MATERNITE et suivi des factures TP)
  • avoir procédé à une facturation conforme au plus tard le 31/12/2020.

Si votre logiciel ne comprend pas la dernière version, il n’est pas trop tard pour le mettre à jour. Une télétransmission avec votre logiciel à jour devra être effectuée avant le 31/12/2020.

Validation de l’indicateur :

La case sera précochée. Aucun justificatif ne sera demandé.

/!\ En 2019, des exceptions avaient été faites pour certains logiciels. La CNAM nous a informés qu’aucune dérogation ne sera acceptée pour 2020.

 

Indicateur 3 :

Utiliser la solution Scor pour la transmission à l’Assurance maladie des pièces justificatives numérisées. Au moins un flux Scor doit être télétransmis sur l’année 2020.

Validation de l’indicateur :

La case sera précochée. Aucun justificatif ne sera demandé.

 

Indicateur 4 :

Atteindre un taux de télétransmission en flux sécurisé supérieur ou égal à 70%, la télétransmission des données fiabilisant la facture et permettant de garantir des délais de paiement très courts.

Attention, l’utilisation du mode dégradé ne correspond pas à une télétransmission sécurisée : il n’est donc pas pris en compte lors du calcul du taux de télétransmission.

Validation de l’indicateur :

A titre exceptionnel compte tenu de la crise sanitaire et des actes réalisés en télésoin, cet indicateur sera neutralisé à titre exceptionnel sur toute l’année 2020 au titre du paiement du forfait en 2021.

L’indicateur sera considéré comme atteint lors du calcul de la rémunération du FAMI.

 

Indicateur 5 :

Disposer d’une adresse de messagerie sécurisée de santé. Toutes les messageries sécurisées faisant partie de l’espace de confiance sont acceptées. Pour Apicrypt, la version 2 est prise en compte, à condition que lors de l’installation de la version 2 d’Apicrypt, le ou la professionnel.le ait coché « l’interopérabilité avec l’Espace de Confiance » pour être intégré.e dans l’annuaire.

A titre exceptionnel pour 2020, pour tenir compte des délais de migration vers la version 2, l’utilisation de la version 1 d’Apicrypt est prise en compte pour valider l’indicateur.

Si vous ne disposez pas encore d’une messagerie sécurisée de santé, vous pouvez la créer gratuitement et rapidement sur https://mailiz.mssante.fr

Validation de l’indicateur :

La case est précochée si vous figurez dans l’annuaire de MSSanté. Si vous possédez une adresse de messagerie sécurisée mais ne figurez pas dans l’annuaire, il vous faudra cocher la case. Une attestation sur l’honneur vous sera demandée.

 

Exercice coordonné :

Enfin, il existe un indicateur supplémentaire intitulé « engagement à une prise en charge coordonnée des patients ». Cette aide, d’un montant de 100 €, ne peut être accordée que si tous les critères de l’aide à l’équipement informatique du cabinet professionnel (490€) ont été remplis.

La prise en charge coordonnée éligible peut se traduire par une participation à une Equipe de soins primaires (ESP), à une Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), à une Maison de santé pluri-professionnelle (MSP) ou à un réseau. La CNAM précise qu’il convient d’appliquer avec souplesse les critères permettant de bénéficier de cet indicateur (toutes formes d’organisations capables d’apporter une réponse coordonnée de proximité aux besoins de prise en charge des patients).

Validation de l’indicateur :

La case devra être cochée manuellement. Un justificatif pourra être demandé.

Important :

/!\ Si vous êtes signataire d’un contrat d’aide à l’installation des orthophonistes dans les « zones très sous-dotées », vous vous êtes engagé.e.s à remplir les conditions permettant de percevoir les aides à l’équipement informatique du cabinet professionnel, vous devez donc remplir tous les indicateurs obligatoires ci-dessus (cela ne comprend pas l’indicateur exercice coordonné).

PLFSS : les libéraux oubliés

PLFSS 2021 : à quand la reconnaissance des professionnels de santé libéraux ?

Communiqué de presse de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) publié le 16 octobre 2020

Réunis en Assemblée Plénière le 15 octobre dernier, les membres de l’UNPS ont étudié les principales propositions du PLFSS pour 2021. Le constat est sans appel : les professionnels de santé libéraux sont les grands oubliés de ce projet de loi.

L’affichage du gouvernement d’une hausse de la rémunération des professionnels de santé libéraux à hauteur de 300 millions d’euros masque en réalité une économie bien plus importante imposée à certains d’entre eux, sans aucune restitution des 4,3 Milliards d’euros sous-exécutés par la ville en 2020. Les professionnels de santé libéraux méritent pourtant, au même titre que les professionnels exerçant à l’hôpital, une revalorisation significative de leurs revenus.

Au-delà des aspects purement financiers, l’UNPS regrette l’absence de mesure d’envergure pour améliorer les soins de ville sur le long terme. Le travail des professionnels de santé libéraux, trop longtemps négligé, notamment depuis le début de la crise sanitaire, doit pourtant être reconnu. Et par conséquent :

  • Les équipes ouvertes naturellement formées par les professionnels de santé autour du patient, capables d’apporter une réponse coordonnée de proximité, telles qu’elles existent à ce jour, doivent être encouragées ;
  • Elles doivent pouvoir, comme les autres structures d’exercice coordonné, bénéficier du fonds pour la modernisation et l’investissement en santé ;
  • La coordination existante entre les membres de ces équipes doit être rémunérée.

Enfin, parce que les soins de l’ensemble des professionnels de santé libéraux sont indispensables, y compris en période de crise sanitaire, la prise en charge à 100 % de tous les actes de télésoin et de téléexpertise doit être actée pour l’année 2021, comme c’est le cas pour la télémédecine.

L’UNPS demande des EPI pour les libéraux

L’UNPS demande des équipements de protection pour les professionnels de santé libéraux

C’était annoncé… c’est désormais acté : depuis le 5 octobre dernier, les officines ne peuvent plus distribuer de masques aux professionnels de santé libéraux.

En effet, depuis le début de la semaine, les pharmacies d’officine ne délivrent gratuitement des masques de protection issus de leurs propres stocks qu’aux seules personnes ci-après : personnes malades de la covid-19, personnes vulnérables et cas contacts. Les professionnels de santé ne sont pas concernés par cette distribution gratuite en officine et doivent désormais se procurer leurs masques par leurs propres moyens.

Pire…. En l’état actuel de la réglementation, les officines qui détiennent encore des masques issus du stock d’État ne peuvent pas non plus les distribuer aux professionnels.

L’UNPS déplore cette décision qui s’interprète, une fois de plus, comme un manque de considération des professionnels de santé libéraux.

Est-il besoin de rappeler que ces derniers sont toujours en première ligne pour lutter contre l’épidémie de Covid 19, que certains l’ont payé de leur vie et que d’autres ont des séquelles ? Il est hors de question que les soins s’arrêtent, une seconde fois, comme cela s’est produit au printemps dernier, avec des conséquences parfois dramatiques pour certains patients (arrêt des soins, interventions déprogrammées…).

Les erreurs commises pendant la première vague ne doivent pas se reproduire. Il est indispensable de garantir le fonctionnement optimal de l’ensemble des soins de ville, en cabinet comme à domicile, dans le respect des conditions de sécurité renforcées, tant pour les patients que pour les professionnels de santé.

Pour que cela soit possible, l’État doit soutenir tous les professionnels de santé et leurs salariés en leur permettant de bénéficier du reliquat du stock État de masques chirurgicaux et FFP2. De façon plus générale, il est indispensable que ceux-ci puissent disposer des équipements de protection individuels suivants, en nombre suffisant, à un coût acceptable, en prévenant tout risque de pénurie :

  • Masques
  • Gants
  • Blouses
  • Surblouses
  • Surchaussures
  • Gel hydroalcoolique
  • Et autres protections spécifiques (visières, casaques…)

Le PLFSS pour 2021 prévoit de consacrer 4,3 milliards d’euros à la gestion de la crise sanitaire : une partie de ce budget doit permettre aux professionnels de santé de s’équiper.

Covid : nouvelle fiche récapitulative

Indemnités Journalières
et professionnels de santé libéraux

 

Mise à jour le 29 octobre 2020

Dans le cadre de l’épidémie COVID-19, l’Assurance Maladie continue à prendre en charge de manière dérogatoire, dans certaines situations, les indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Ces indemnités sont d’un montant journalier de 72€ pour les praticiens de santé auxiliaires médicaux.

Attention : la procédure à suivre varie selon la situation amenant le professionnel de santé à interrompre son activité professionnelle.

 

 

Les différentes situations prises en charge à titre dérogatoire :

  • Professionnels de santé dont le diagnostic d’infection a été posé cliniquement ou biologiquement

Un arrêt de travail doit être établi par un médecin et adressé à l’Assurance Maladie (soit par le médecin prescripteur de manière dématérialisée via amelipro, soit par le professionnel par courrier postal).

Les indemnités journalières seront ensuite versées pour la durée de l’arrêt de travail prescrit.

 

  • Professionnels de santé en arrêt pour garde d’enfants

Après une interruption du dispositif dérogatoire d’indemnisation des arrêts de travail pour « garde d’enfant » durant les vacances scolaires, depuis le 1er septembre, il est de nouveau possible pour les professionnels de santé libéraux d’en bénéficier.

Seuls restent concernés les parents d’enfants de moins de 16 ans ou d’enfants handicapés sans limite d’âge.

Pour bénéficier d’un arrêt de travail, il convient de fournir un justificatif attestant de la fermeture de l’établissement/classe fourni par l’établissement scolaire ou à défaut par la municipalité.

La déclaration doit être faite sur le site declare.ameli.fr avec possibilité de déclarer les arrêts de manière rétroactive.

Attention : le justificatif devra être conservé en cas de contrôle par l’Assurance Maladie.

Cas particulier : si le professionnel de santé libéral doit cesser son activité professionnelle pour garder son enfant identifié comme cas contact à risque, nul besoin d’effectuer une demande sur le site déclare.ameli.fr car l’Assurance Maladie lui délivrera l’arrêt de travail dans le cadre des opérations de contact-tracing.

 

  • Professionnels de santé vulnérables

Pour bénéficier d’une indemnisation, le professionnel de santé doit obligatoirement se trouver dans l’une des situations médicales suivantes :

    • être âgé de 65 ans et plus ;

    • avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD) : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

    • avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;

    • présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;

    • présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;

    • être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

    • présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;

    • être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :

      • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive

      • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;

      • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;

      • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

    • être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;

    • présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

    • être au 3e trimestre de la grossesse.

Seuls les professionnels de santé les plus vulnérables, se trouvant dans l’une des situations médicales citées, peuvent demander à leur médecin traitant ou à un médecin de ville debénéficier d’un arrêt de travail, de préférence en ligne via le service amelipro avec le libellé
« personne à risque Covid-19 » de ce téléservice, en cochant « en rapport avec l’ALD ». Les indemnités journalières pourront ensuite être versées pour la durée de l’arrêt de travail prescrit.

Important : les professionnels de santé qui partagent leur domicile avec un proche considéré comme vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail.

 

Dispositif « Contact Covid »

 

Depuis le début du déconfinement, l’Assurance Maladie a mis en place le dispositif « Contact Covid » visant à éviter la propagation du virus. Les personnes testées positives au Covid-19 et les personnes ayant été en contact avec ces dernières sont appelées par des enquêteurs sanitaires de l’Assurance Maladie. Ces enquêteurs sont soumis au secret médical et au secret professionnel.

Aussi, les conseillers de l’Assurance Maladie habilités à traiter les requêtes sont en capacité de donner par téléphone le nom de la personne contact testée positivement seulement si cette personne a donné son accord explicite pour cela.

Si l’appel téléphonique n’aboutit pas, un sms ou courriel est adressé afin d’informer d’un prochain appel (ou demande de rappel) et à l’issue de l’entretien téléphonique, un message récapitulatif des consignes à suivre est également envoyé ne comportant aucune donnée personnelle.

Dans un même sens, l’Assurance Maladie ne demande jamais de fournir des coordonnées personnelles (numéro de RIB/IBAN ou de carte bancaire) et les messages ne contiennent pas de liens vers des sites demandant de s’identifier ou de fournir des informations personnelles en dehors, si nécessaire, du site ameli.fr.

 

  • Qu’est-il entendu par « Cas contact » ?

Est considéré comme « cas contact » toute personne qui a été au contact d’un « cas confirmé » (personne symptomatique ou non ayant obtenu un résultat positif au test COVID-19) en l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact.

Dans le cadre du dispositif « Contact Covid », les mesures de protection efficaces sont soit un hygiaphone (type plexiglas) ou autre séparation physique, soit un masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas confirmé OU la personne contact, soit un masque grand public porté par le cas ET la personne contact.

Aussi, un professionnel de santé libéral respectant scrupuleusement les gestes barrières ne peut normalement pas être considéré comme « cas contact » dans le cadre de son exercice professionnel.

Il en est différemment dans le cadre de la sphère professionnelle élargie (réunions, déplacements, …) ou privée où vous pouvez être identifié comme « cas contact ». Dans ce cas, vous serez appelé par un conseiller de l’Assurance Maladie habilité et en fonction de l’entretien confirmant ou non les risques encourus, un test pourra être préconisé.

Dans l’attente des résultats, sauf à présenter des symptômes vous empêchant d’exercer votre activité professionnelle libérale ou être dans l’obligation de garder vos enfants concernés par une mesure d’isolement, vous respecterez les consignes préconisées dans le cadre de la sphère professionnelle élargie et privée (port d’un masque chirurgical, limitation des contacts, évitement des personnes vulnérables) mais vous ne serez pas placé en arrêt de travail puisque dans le cadre professionnel, il est acquis que vous respectez scrupuleusement les gestes barrières.

 

Pour en savoir plus :

Inquiétude au sujet des expérimentations de licences « métiers du soin »

Inquiétude au sujet des expérimentations de licences « métiers du soin »

La FNO tient aussi à partager sa grande inquiétude sur les expérimentations lancées par certaines universités dans le but de créer des licences « métiers du soin ».

Le but de ces licences est d’enseigner des connaissances transversales aux filières des métiers de la santé, mais souvent, sans y intégrer les étudiant·es en médecine, en restreignant le périmètre de ces nouvelles licences aux seules professions appelées encore « paramédicales ».

La FNO s’inquiète de ces nouvelles filières qui sont élaborées très souvent sans discussion, rapidement et ne respectent pas notre référentiel de compétences validé pourtant par le ministère de la Santé.

La FNO a toujours été favorable à la mutualisation de certains enseignements avec d’autres cursus de formation en santé, si ces mutualisations respectent la maquette pédagogique nationale décrite dans le référentiel formations validé par le ministère de l’Enseignement Supérieur. Ces mutualisations se font déjà dans certaines universités.

La FNO s’oppose à ce que la formation initiale des orthophonistes puisse être démantelée pour pouvoir répondre à des licences globales qui ne laisseraient que peu de places aux enseignements spécifiques de chaque profession.

Les professionnel·les paramédicaux·ales ne sont pas interchangeables, ils et elles ont chacun et chacune leurs compétences spécifiques répondant à des besoins de soins spécifiques à chaque patient·e !

52 ! c’est le nombre d’étudiant·es supplémentaires en orthophonie cette année

52 ! c’est le nombre d’étudiant·es supplémentaires
en orthophonie cette année

52 ! c’est déjà mieux que les 7 étudiant·es annoncé·es en premier lieu par le ministère de la Santé en mars dernier mais c’est aussi moins que les 100 réclamé·es par la FNO afin de pouvoir répondre aux patient·es et soulager les collègues !

A la suite du Ségur de la Santé, le 3 septembre dernier lors d’un grand entretien, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonçait la création de 10 000 places en plus dans les filières médicale et paramédicale en 2020 et de 20 000 places pour la rentrée 2021.

Suite à cette annonce, les universités ont été invitées à augmenter le nombre de places en fonction de leur capacité d’accueil, en échange de budgets suffisants pour pouvoir accueillir ces étudiant·es supplémentaires.

Ainsi de nombreux centres de formation universitaires en orthophonie (CFUO) ont pu augmenter miraculeusement leur capacité d’accueil et c’est donc 52 étudiant·es qui ont été rappelé·es début septembre pour intégrer ces CFUO.

La FNO ne peut qu’accueillir favorablement cette décision, mais maintient son alerte

Elle fait suite aux discussions engagées pendant le Ségur de la Santé et qui ont permis d’insister encore sur les tensions démographiques importantes que subissait la profession, sur les difficultés d’accès aux soins en orthophonie et sur le fait qu’une augmentation du nombre d’étudiant·es pourrait en partie répondre à ces problématiques.

Mais la FNO maintient son alerte : 52 étudiant·es supplémentaires ne suffiront pas à résoudre les problèmes d’accès aux soins en orthophonie, que ce soit en libéral ou en salariat.