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Indemnités journalières en libéral

Indemnités Journalières (IJ) et professionnels de santé libéraux

 

Dans le cadre de l’épidémie COVID-19, l’Assurance Maladie continue à prendre en charge de manière dérogatoire, dans certaines situations, les Indemnités journalières (IJ) pour les professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Ces indemnités sont d’un montant journalier de 72 € pour les praticiens de santé auxiliaires médicaux.

Attention : la procédure à suivre varie selon la situation amenant le professionnel de santé à interrompre son activité professionnelle.

Retrouvez notre document mis à jour le 11 mai 2021 :

Vous êtes adhérents, un document ressource pour vous aider :

– Le tableau récapitulatif des aides dont vous avez pu bénéficier au cours de l’année 2020 ainsi que leur régime fiscal.

Déclarations Urssaf et Carpimko : mode d’emploi

Cher·es collègues, Avec la crise sanitaire, les orthophonistes exerçant en libéral ont pu bénéficier d’aides diverses pour maintenir leur activité professionnelle en 2020. Et vous vous demandez peut-être comment déclarer…

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Plateformes TND : préconisations de la FNO

Les plateformes de coordination et d’orientation (PCO)
pour suspicion des troubles du neurodéveloppement

Les plateformes 0-6 ans, bientôt suivies
par les plateformes 7-12 ans

 

Qu’est-ce que c’est ?

Les plateformes de coordination et d’orientation ont été souhaitées par le Gouvernement dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme et des autres troubles du neuro-développement et commencent à se mettre en place un peu partout sur le territoire.

Les représentants de la FNO font partie du comité national de l’Autisme et des autres troubles du neuro-développement. Ils ont largement contribué à la rédaction de la grille de repérage des troubles pour les médecins traitants tout en alertant, par une contribution commune entre le Collège français d’Orthophonie (CFO) et le Collège de Médecine générale, sur les dangers possibles d’un adressage trop important, la grille permettant un “recrutement” très large et n’ayant pas été suffisamment scientifiquement validée.

 

Quels objectifs ?

  • Un dépistage précoce des enfants de 0 à 6 ans présentant des signes d’alerte quant à leur développement ;
  • Une prise en charge rapide de l’ensemble des troubles selon les dernières recommandations scientifiques de la HAS, sans attendre la pose d’un diagnostic médical, avec une prise en charge financière à 100% par l’assurance maladie de soins en libéral assurés par des professionnel·les de santé ou autres non conventionné·es (ergothérapeutes, psychomotricien·nes, psychologues) ;
  • une coordination de l’ensemble des intervenant·es autour de l’enfant et de ses parents ;
  • l’accompagnement dans une démarche diagnostique pluriprofessionnelle plus rapide.

 

Des objectifs louables donc !

La FNO a toujours été convaincue de l’importance et de l’enjeu du dépistage et du diagnostic précoces dans les troubles du neuro-développement, de la nécessité d’une prise en charge adaptée et de la coordination de tous les acteurs et des parents.

Mais pour les orthophonistes, déjà conventionné·es avec l’assurance maladie, qu’en est-il du partenariat avec ces plateformes ?

Elles proposent généralement aux orthophonistes la même convention qu’aux autres professionnel·les non conventionné·es, une convention souvent en inadéquation avec la réglementation de l’exercice libéral des orthophonistes s’inscrivant dans le cadre conventionnel.

 

Les éléments sur lesquels il faut être vigilants :

Tous les orthophonistes peuvent, par la nature même de leur exercice conventionné, prendre en charge (souvent en première intention) les patient·es présentant des TND et participer à ce type de dispositif sans avoir à signer une convention avec les plateformes.

La convention nationale des orthophonistes est le cadre permettant l’accès aux soins des patient·es et leur remboursement par l’Assurance maladie selon une nomenclature précise (NGAP) et des tarifs définis (AMO).

Notre convention définit directement les modalités de la mise en œuvre du traitement après le bilan orthophonique (le nombre de séances et leur renouvellement) et les modalités de transmission du compte-rendu de bilan au médecin prescripteur ainsi qu’aux parents (obligatoire).

Les orthophonistes ne peuvent donc signer des conventions qui, pour la plupart, régissent leur exercice professionnel, bien au-delà des règles conventionnelles qui les lient à l’Assurance Maladie en tant que professionnel·les de santé conventionné·es, et qui comportent encore des obligations et des contraintes administratives supplémentaires.

Se pose alors essentiellement la question de la rémunération des temps de coordination (participation à des synthèses pluriprofessionnelles), si l’orthophoniste ne signe pas la convention proposée par les PCO.

 

Les préconisations de la FNO :

  • Pas de signature de convention avec la PCO.
  • Une facturation directe à la PCO pour la réunion de coordination/ la synthèse et le déplacement (indemnités kilométriques).

 

Comment ?

L’orthophoniste envoie un devis concernant la rémunération spécifique pour une réunion de coordination ; après acceptation du devis par la plateforme, l’orthophoniste peut participer à la réunion, à l’issue de laquelle il ou elle envoie la facture à acquitter.

La facturation se calque sur un acte existant de la nomenclature, concernant les troubles de la communication, un AMO 40.

Cette rémunération sera à intégrer dans les honoraires conventionnés, elle relève bien des missions de l’orthophoniste conventionné·e.

Attention : il est strictement interdit de facturer une séance à l’assurance maladie dans le cadre de ces synthèses !

 

Retrouvez ci-dessous les modèles de devis et de facture rédigés par la juriste de la FNO et réservés aux adhérent·es de la FNO :

 

Pourquoi ?

La FNO revendique la facturation d’un AMO 40 (100€) par synthèse, correspondant au travail de préparation et à la perte d’activité due à l’annulation de rendez-vous.

La FNO réclame depuis longtemps à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie la création d’un acte de coordination dans notre nomenclature. Cette revendication sera à nouveau portée lors de nos prochaines négociations conventionnelles.

 

En résumé :

  • les orthophonistes conventionné·es n’ont pas à fournir d’autres écrits que les comptes rendus de bilans orthophoniques, ou des notes d’évolutions toutes les 50 séances dans le cadre de certaines pathologies.
  • Les orthophonistes n’ont pas à justifier de leurs compétences sur les troubles du neuro-développement par une inscription obligatoire sur des répertoires recensant les professionnel·les prenant en charge des TND : les compétences de tou·tes les orthophonistes dans le domaine des TND sont validées par notre formation initiale au grade master, nos formations très fréquentes tout au long de leur activité et confirmées par l’ensemble des textes encadrant notre exercice (référentiels, code de la santé …).
  • Les orthophonistes conventionné·es et exerçant en libéral n’ont pas à répondre aux délais imposés par certaines de ces conventions pour la première prise de rendez-vous (notion de 2 mois souvent mentionnée dans ces « conventions ») ; ce qui est généralement impossible compte tenu des problèmes démographiques de la profession.
  • Les orthophonistes “libéraux” sont par définition libres de leur pratique et des modalités de leur exercice professionnel. Les contraintes imposées dans les conventions avec les plateformes vont donc à l’encontre même d’un exercice libéral, et se rapprochent de celles imposées aux salarié·es. On peut en relever certaines :
    • l’orthophoniste n’a pas à informer la plateforme de ses congés ;
    • l’orthophoniste n’a pas à transmettre sa police d’assurance ;
    • l’orthophoniste n’a pas à s’engager à ne pas arrêter la prise en charge de manière unilatérale ;
    • l’orthophoniste ne peut s’engager à assister obligatoirement aux réunions de synthèse : même si l’engagement de coordination est essentiel dans la prise en soins de ces patient·es, l’orthophoniste libéral·e peut avoir des contraintes l’empêchant d’y assister.

Enfin, les tarifs conventionnés des orthophonistes deviennent, de fait, les plus faibles en comparaison aux autres professionnels qui font l’objet d’une prise en charge directe par ces plateformes. Le Ministère de la Santé et l’Assurance Maladie ayant reconnu ce problème soulevé par la FNO, des négociations spécifiques aux actes des TND ont été ouvertes et sont en cours entre la FNO et la CNAM-TS.

 

Pour en savoir plus sur les plateformes :

Le livret professionnel, la réponse à vos questions

Nouvelle édition 2021 mise à jour

 

Dans la nouvelle édition mise en ligne en mars 2021, vous retrouverez toutes les dernières évolutions et actualités pouvant impacter votre exercice professionnel, avec notamment l’apparition des éléments de l’avenant 17, signé récemment encadrant le télésoin.

Vous retrouverez également une mise à jour des données démographiques, des ajouts sur le télésoin, les URPS, l’évolution du congé paternité, les nouveaux critères de prise en charge du Fif PL, la création du compte personnel de formation…

Le livret professionnel émane d’une volonté de la FNO de regrouper dans une seule et même source toutes les informations pratiques et essentielles à connaître pour votre exercice professionnel au quotidien. Ce livret est accessible à tous, adhérents comme non adhérents.

Il comprend des liens menant à des documents bonus, destinés uniquement à nos adhérents.

Le livret professionnel recoupe de très nombreuses informations sur la pratique concrète de l’orthophoniste (nomenclature, obligations légales, comptabilité et déclarations, nouvelle installation, contrats incitatifs, pratique du télésoin, formation continue, maternité, retraite, etc.)

Bien sûr, une bonne partie est consacrée à l’exercice salarié. Enfin, on y retrouve également des informations sur le système de santé en France, de manière plus générale, sur les dernières lois et stratégies nationales de santé, mais aussi sur la formation initiale, l’éthique et la recherche en orthophonie.

Parce que l’orthophonie évolue régulièrement, au fil des évolutions conventionnelles, des réformes du système de santé, des parutions de nouveaux décrets, d’autorisations de nouvelles formes d’exercice, tant dans le domaine monoprofessionnel qu’en interprofessionnel, cette mine d’informations fait l’objet de mises à jour régulières.

Rencontre avec Olivier Véran ce 15 avril : communiqué de presse

La FNO rencontre le Ministre de la santé, Olivier Véran :
des engagements pris pour une profession en attente ! 

 

Ce jeudi 15 avril 2021, Anne Dehêtre, présidente de la FNO, et Christophe Rives, Vice président de la FNO, ont été reçus par le Ministre de la Santé et des solidarités, Olivier  Véran. Les attentes étaient fortes tant notre profession a été malmenée sur de  nombreux sujets, notamment ces dernières semaines.

L’incompréhension imposait des réponses précises que la FNO a obtenues.

M. Véran, très au fait des revendications portées par nos représentants et des  problématiques de notre profession, a pris sur plusieurs points, des engagements  satisfaisants pour la profession.

 

L’accès aux soins en orthophonie : un engagement vers l’accès direct ? 

L’accès aux soins en orthophonie est aujourd’hui une problématique majeure pour  les orthophonistes comme pour les patients. La FNO a présenté au Ministre ses  solutions pour tenter de répondre au malaise grandissant de la profession, et obtenir  enfin des réponses à nos demandes réitérées depuis des mois pour réduire les délais  d’attente en libéral mais aussi dans les établissements de santé.

L’accès direct en orthophonie était une des préoccupations majeures de la FNO ces  dernières semaines. Même si le nouveau texte de Loi Rist adopté hier par l’Assemblée  Nationale intègre une notion de renouvellement et d’adaptation de la prescription  médicale, cette avancée n’est pas satisfaisante.

Seul un accès direct aux soins en orthophonie, tout en maintenant un parcours de  soin optimal et une coordination solide avec le médecin, pourra permettre une  amélioration significative pour les patients. Il faut faire confiance aux  orthophonistes, et cela, Monsieur Véran l’a bien compris. Une mission va donc être  lancée très rapidement pour évaluer les modalités d’un éventuel accès direct en  orthophonie, avant le prochain projet de loi du financement de la sécurité sociale qui  sera voté à l’automne. La FNO ne doute pas des conclusions objectives de cette  mission et de la transposition d’une mesure facilitante pour les patients et cohérente  dans le parcours de soins : cohérence soulignée et souhaitée par une grande majorité  de parlementaires, élus de terrain.

 

Une augmentation attendue du nombre d’étudiants en orthophonie 

L’augmentation des quotas dans les centres de formation en orthophonie a  également été abordée car elle constitue une des solutions majeures pour l’accès  aux soins en orthophonie. La FNO a obtenu l’année dernière la formation de 52  étudiants supplémentaires, répartis sur les différentes universités. Le Ministre s’est  engagé à plaider auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche  le maintien de cette augmentation sur les prochaines années pour pallier le manque  de professionnels et améliorer sur le long terme l’accès aux soins orthophoniques  pour les patients.

 

Une revalorisation des salaires enfin obtenue 

Le Ministre de la Santé a présenté le projet de revalorisation des salaires dans la  fonction publique hospitalière et a confirmé l’augmentation directe pour les  orthophonistes salariés titulaires de 302€ après un an de carrière et 576€ en fin de  carrière, incluant la revalorisation salariale du Ségur de la Santé de 183€.

Si ce projet vise à développer, à terme, les titularisations et augmenter le nombre de  postes pérennes, nos représentants ont rappelé la nécessité et l’urgence à prendre  en compte la réalité de terrain concernant le nombre important de contractuels à  cause des postes morcelés, la revalorisation des agents en poste et des salariés du  secteur médico-social.

Le Ministre a confirmé l’extension de ces mesures à la Fonction Publique Territoriale  et la volonté de transposition aux autres secteurs du salariat comme le médico social.

 

Négociations conventionnelles : le calendrier est confirmé, la revalorisation des  actes sera négociée ! 

Concernant le secteur libéral, des négociations sur la revalorisation des actes  concernant les troubles neuro-développementaux débuteront dès la semaine  prochaine avec Thomas Fatome, directeur général de la CNAM. Le Ministre a  confirmé les directives données dans ce sens à l’Assurance Maladie.

 

Les orthophonistes, des acteurs de santé publique reconnus  

Depuis toujours, les orthophonistes sont engagés dans de multiples actions de  prévention, qu’elles aient lieu lors d’événements, de projets nationaux ou au  quotidien dans leur cabinet. Aujourd’hui, cette place de professionnel de santé au  cœur de la prévention a enfin été réaffirmée à sa juste valeur par M. Véran.

Ainsi, les orthophonistes devraient voir élargi leur champ d’action préventif, avec  notamment la possibilité de pratiquer des tests antigéniques (au même titre que les masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes), ou de prescrire des substituts  nicotiniques.

 

La FNO se félicite de ce temps d’échange constructif avec le Ministre de la Santé et  des Solidarités et ne doute pas que tous ces engagements seront rapidement mis en  œuvre, pour tous les orthophonistes et pour leurs patients ! 

La FNO restera cependant vigilante à leur concrétisation rapide pour les  orthophonistes, pour les patients !

Nexem : Vers une juste reconnaissance des orthophonistes

Entretien Nexem : Vers une juste reconnaissance du diplôme d’orthophoniste

 

Le 2 avril 2021, Olivier Candellier, adjoint à la direction des affaires sociales de Nexem a eu un entretien avec les représentantes de la FNO : Anne Dehêtre, présidente et Justine Scandella, membre de la commission Exercice salarié.

Ce rendez-vous a conforté la FNO dans la possibilité d’échanges constructifs avec la fédération des employeurs de la convention 66, dans le cadre de la refonte des grilles de salaire.

Nexem a réaffirmé à la FNO la politique de ses employeurs, à savoir :

  • favoriser les embauches et le travail pluridisciplinaire au sein des structures en évitant au maximum la sous-traitance avec le libéral
  • reconnaître les niveaux de qualification des différent·es professionnel·les en leur proposant une grille de salaire unique, correspondant à leur niveau d’études.

Nexem est conscient des enjeux pour notre profession et notamment de l’augmentation des postes d’orthophonistes vacants dans le secteur social et médico-social.

La création d’une grille unique, correspondant au niveau d’études, permettrait enfin de reconnaître les orthophonistes à la hauteur de leurs cinq années d’études.

La FNO espère que les négociations en cours au sein de Nexem permettront enfin la reconnaissance des orthophonistes à la hauteur de leurs 5 années d’études. 

La FNO reste cependant vigilante quant aux échéances de cette refonte de grilles et sur les modalités de sa mise en oeuvre.

Un prochain rendez-vous entre la FNO et Nexem est d’ores et déjà prévu début juillet 2021.

Revalorisation dans la FPH : communiqué de presse

La revalorisation annoncée des salaires des orthophonistes de la Fonction Publique :
un premier pas… pour répondre aux revendications de la FNO

 

Communiqué de presse publié le 14 avril 2021

La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) réclamait depuis de nombreuses années une revalorisation forte des salaires des orthophonistes. Elle se réjouit de la création d’une nouvelle grille salariale pour les orthophonistes hospitaliers, qui semble à première vue liée au niveau de diplôme.

Néanmoins, la FNO s’inquiète et s’interroge quant aux niveaux de salaire annoncés dans le dossier de presse du ministère.

88€ de salaire net en moins pour les orthophonistes formés au grade master que pour les infirmiers, métiers de la rééducation (hors kinés) et médicotechniques, tous formés au grade licence. Ça commence très mal !

La comparaison avec la grille des salaires des infirmiers spécialisés, proches en termes de niveau d’études est dramatiquement défavorable aux orthophonistes : -101€ net en début de carrière, -73€ après 5 ans ; -166€ après 20 ans et -31€ en fin de carrière. C’est inacceptable.

Rappelons que la FNO dénonce depuis des années auprès de tous ses interlocuteurs que le niveau « misérable » des salaires actuels en provoquant la désertification des postes d’orthophonie dans la Fonction Publique fragilise gravement le parcours de soins de nombreux patients et embolise l’accès aux soins dans le secteur libéral. La vacance des postes d’orthophonie dans la Fonction Publique déstabilise également la Formation Initiale des futurs orthophonistes mais aussi des autres professionnels de santé qui méconnaissent ainsi les rôles et missions, sur le terrain, de chaque profession de santé et l’importance de la coordination interprofessionnelle.

La FNO exprime par ailleurs ses vives inquiétudes concernant les salaires des nombreux orthophonistes contractuels qui ne sont pas concernés par cet accord. En effet, les postes d’orthophonie dans la Fonction Publique sont souvent morcelés et de très nombreux orthophonistes hospitaliers ne sont pas titularisables. Les salaires des agents contractuels doivent être alignés à ceux des titulaires.

Les représentants de la FNO qui rencontrent le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier VERAN, jeudi 15 avril, lui feront part de cette impression désagréable d’être une fois de plus méprisés, et que la spécificité et le niveau d’autonomie des orthophonistes soient ignorés.

Ils continueront à plaider pour une réforme du statut des orthophonistes, quel que soit leur mode d’exercice, notamment par la création d’un corps des orthophonistes dans la Fonction Publique et pour des grilles similaires aux autres corps formés en 5 ans. Ils demanderont en outre la programmation rapide de la transposition des nouvelles grilles salariales pour les orthophonistes salarié·es exerçant sous les différentes conventions du secteur médico-social.

Les orthophonistes sur la liste des professions prioritaires

Les orthophonistes enfin sur la liste des professions prioritaires pour la garde d’enfants

 

Cher-es collègues,

Après une mobilisation acharnée des orthophonistes élu·es de la FNO et des syndicats locaux mais aussi des membres des URPS, nous avons le grand plaisir et le soulagement de vous annoncer que les orthophonistes sont enfin sur la liste nationale des professions prioritaires pour la garde d’enfants à l’école ou en centre de loisirs, pendant ce troisième confinement.

Nous remercions les orthophonistes cadres syndicaux mais aussi les autres professions de santé qui se sont mobilisés pour obtenir l’évolution de cette liste tant attendue.

Nous nous réjouissons de cette décision tardive même si notre incompréhension demeure totale concernant la logique qui sous-tend les choix faits ; nous regrettons notamment vivement que toutes les professions de santé conventionnées ne soient pas concernées par cette actualisation.

Vous trouverez le texte officiel en cliquant ici.

Soigner ses patients ou garder ses enfants ? Un non-choix imposé par le gouvernement

Communiqué de presse

Le 2 avril 2021

 

Soigner ses patients ou garder ses enfants ? 

Le non-choix du Gouvernement imposé aux professionnels de santé libéraux …

 

Les audioprothésistes, les diététiciens, les ergothérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, les pédicures podologues, les psychomotriciens, les opticiens viennent de constater qu’ils n’étaient pas dans la liste de  professionnels indispensables autorisés à disposer d’une solution d’accueil pour leurs enfants afin de pouvoir  travailler.  Sont seuls ciblés les personnels des établissements de santé, et les professions suivantes : biologistes, chirurgiens dentistes, infirmiers diplômés d’Etat, médecins, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens, sages-femmes. 

Le gouvernement acterait-il donc dans cette liste que les soins délivrés par ces nos professions sont non essentiels,  que les problématiques rencontrées par les populations qu’elles soignent sont négligeables, ou que le transport assuré  quotidiennement pour amener des patients se faire soigner serait inutile ? Par ce refus, le gouvernement renie les  constats dressés par chacun : l’arrêt brutal des soins pendant le confinement a conduit à des sur-aggravations de  handicap et des aggravations de pathologies existantes (sans parler du retard dans les dépistages) !  

L’ensemble des professionnels que nous représentons souhaite rappeler avec la plus grande vigueur que les soins  dispensés par tous nos confrères et consœurs auprès des populations les plus fragiles sont tout à fait indispensables.  La suspension de ces derniers est délétère pour de très nombreuses populations, comme par exemple les enfants  présentant un trouble du neurodéveloppement ou divers autres handicaps, ou bien encore les personnes âgées pour  lesquelles l’enjeu du maintien de l’autonomie est particulièrement essentiel en cette période. Il appartient au  gouvernement de se rappeler ce que nous a appris le premier confinement : la suspension de ces soins engendre des  aggravations des situations cliniques ou des régressions de développement. 

Aussi, nous ne comprenons absolument pas pourquoi les professionnels que nous représentons ne pourraient  bénéficier du même traitement parce qu’ils exercent en libéral, cela alors même que leurs confrères et consœurs travaillant en établissement de santé le pourront. 

Nous le comprenons d’autant moins que cet oubli initial avait été rectifié sur le site du Ministère le 20 mai dernier, la  garde des enfants des personnels étant autorisée “aux professionnels de santé libéraux”, cela sans distinction. 

Pour les patients, pour les professionnels que nous représentons et pour qu’ils puissent exercer dans des conditions  favorables, nous demandons donc une rectification immédiate afin que tous les professionnels de santé libéraux  puissent assurer la continuité des soins.  

Contact presse

Nicolas Billard Président de l’ANFE 07.86.09.79.00 

Alexandre AKLIPOUPARDIN Président de la FN 07.77.49.14.49 

Ghislain Grodard-Humbert Présidente de l’AFDN 07.87.09.04.39 

Anne Dehêtre Présidente de la FNO 06.78.12.51.48 

Laurent MILSTAYN Président du SNAO 06.70.23.07.47 

André Balbi Président du ROF 01 46 28 01 00

Nicolas RAYNAL Secrétaire Général de la FFP 06.85.28.10.36 

Luis Godinho Président de l’UNSAF 06.88.88.07.83 

 

Professions prioritaires : la FNO exige un rectificatif

L’État préfèrerait-il payer des indemnités de garde d’enfants aux orthophonistes que des soins aux patients ?

 

Communiqué de presse de la FNO, publié le 2 avril 2021

99 % de femmes chez les orthophonistes, 87% travaillent en exercice libéral, l’âge moyen est de 40 ans …

De moins en moins de salarié·es dans les structures médico-sociales, une sous-traitance aux professionnel·les en libéral qui prodiguent dons des soins à des patients avec des séquelles de COVID au niveau ORL et au niveau cognitif, des patients avec des grands handicaps, des patients âgés, des patients atteints de troubles du neuro-développement, des patients atteints de maladie neuro-dégénératives, des patients avec des séquelles de maladies neurologiques, des patients qui pour certains, devraient bénéficier de soins dans les établissements sociaux et qui n’en reçoivent pas, à cause de la désertification de ce secteur par les professionnel·les de santé sous-rémunéré·es.

Alors aujourd’hui, nous ne pouvons pas entendre que nos enfants ne sont pas prioritaires dans les structures d’accueil, dans les structures de garde ou dans les écoles.

Nous ne pouvons pas entendre que nous devons rester à la maison alors que nous sommes des professionnel·les de santé et que nos soins sont indispensables !

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas entendre que l’Etat préfère nous verser des indemnités de garde d’enfants au lieu de nous laisser exercer notre métier de soignant·es, alors que nous avons tous et toutes pu constater les ravages du premier confinement avec l’arrêt brutal des soins en orthophonie, les conséquences sur la communication, le langage, les bégaiements, les troubles de l’oralité !

Les patients subissent déjà la pénurie importante d’orthophonistes sur tout le territoire.

Aujourd’hui, les patients devront subir un nouvel arrêt des soins imposé par le gouvernement, imposé par le ministère de la Santé !

99% de femmes, 40 ans d’âge moyen…

Et des enfants à garder, et des soins à effectuer !

Ce choix affiché du ministère de la Santé et du gouvernement d’ignorer les soins essentiels dispensés par les orthophonistes est incompréhensible.

La FNO exige que soit publiée dans les heures qui suivent un rectificatif à la liste des professions prioritaires pour la garde des enfants qui intègre tou.tes les professionnel.les de santé en libéral !